THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"
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jeudi 29 mai 2014

Moment de ville

Ma dernière semaine s'est passée en partie en ville. J'en ai profité pour revoir mon ami et mes amies. Quand je pense qu'il fut un temps, jadis, où je n'avais aucune vraie amie. Mes beaucoup d'amis ! Le temps est passé, et les choses se sont ajustées... Ha !! Estie de nature humaine !

M'enfin... Donc, en ville, nous sommes allés voir un documentaire mon ami et moi, que je ne voulais pas manquer. Il s'agit de Finding Vivian Maier. Wouh ! Bon... j'allais écrire : Lâchez tout ce que vous êtes en train de faire (y compris lire ce billet) et garochez-vous au Cinéma du Parc drette là ! mais il n'y est déjà plus à l'affiche. Oups ! Je ne ferais pas une bonne chroniqueuse cinoche, n'est-ce pas?  Alors c'est raté. Complètement raté. Mais si vous avez la chance de le voir à l'affiche quelque part, allez-y ! Il s'agit d'un documentaire de style thriller artistique fascinant.

Au retour, nous avons déambulé par le Carré St-Louis. J'ai pris cette photo à partir de mon téléphone, car je ne m'étais pas encombrée de ma caméra pour aller au cinéma. J'aurions dû.


Ah mais tenez, en voici une moins lugubre, toujours à partir de mon cellulaire et du Carré St-Louis. Un genre de balcon à la Juliette, avec lilas en prime, et pas trop forçant de la rejoindre pour un Roméo plus ou moins en forme., car c'est à peine un étage de haut.


Toujours sur le chemin du retour, nous sommes passés par le Parc Lafontaine. C'était déjà entre chien et loup. De tout façon l'agneau, nous l'avions déjà mangé en passant par le Jardin de Panos. Donc, autre petite halte photo. Et c'est là que j'ai vu les limites de mon téléphone. C'est qu'il aime le grand jour, lui. Les grands éclairages lumineux. Entre chien et loup, il tire de la patte. Il a la queue rentrée. La mine basse. Mes photos ne valent pas une claque. Hormis peut-être celle de mon ami en train de prendre de superbes photos avec sa superbe caméra... C'est lui, là... le poilu tatoué. Et il fait de magnifiques photos qu'il réédite selon ses moods. À voir !


J'ai bien sûr marché comme si le vélo, la voiture et les taxis n'avaient jamais été inventés, mais je n'ai pas pris de photos valables du restant de mon séjour. Bah ! Je vais me reprendre.

Par contre, de retour à la campagne, j'ai surpris le Moqueur Chat en train de faire un discours de la plus haute importance drette dans l'arbre au bout du driveway. La prochaine fois je l'enregistre, c'est trop spectaculaire. Aujourd'hui, j'ai pu le photographier. Il a l'air tellement anodin. Dur à croire qu'il est celui qui enjolive la trame sonore de notre quotidien !


Allez, je vous laisse là-dessus pour le moment, je reviendrai sous peu.

vendredi 27 avril 2012

Cinéma: Les Intouchables

Ma santé est mieux, et j'ai osé aller au cinéma aujourd'hui. Merveilleuse décision!  J'ai opté pour Les Intouchables. Excellent choix, si jamais vous vous demandez quel film aller voir. Allez, n'hésitez pas, il est à mon avis impossible de ne pas apprécier ce film. Ça faisait longtemps que je n'avais vu un film aussi bon. Il est drôle et touchant à la fois. Je me suis surprise à rire à gorge déployée, alors qu'il y a eu d'autres moments plutôt émouvants. Pas au point de brailler comme des veaux, non, pas dans ce sens là, mais certaines scènes nous dévoilent un quotidien pas tellement jojo pour cette famille de banlieue qui tire le diable par la queue pour arriver à subsister.


En gros, c'est l'histoire d'un riche aristocrate devenu tétraplégique à la suite d'un accident en parapente. Il a besoin de quelqu'un pour prendre soin de lui jour et nuit. Comme le roulement de personnel est assez élevé à ce poste, le début du film nous montre les entrevues des candidats qui se présentent dans l'espoir de décrocher l'emploi. Parmi eux il y a Driss, ce jeune homme provenant d'une banlieue de Paris, qui vient de sortir de prison où il a purgé une peine de six mois. Driss ne se fait aucune d'illusion sur la possibilité de décrocher l'emploi, et une fois dans le bureau, il demande à Philippe (l'aristocrate tétraplégique) de lui signer son papier prouvant qu'il a fait une démarche pour se trouver un emploi, et ainsi pouvoir toucher ses primes d'assurance emploi. Faut croire que Philippe est touché par la franchise de Driss et son absence de fausse compassion ou pitié envers sa condition, car il décide de l'engager.


Et voilà que débute la plus improbable des associations. Ce jeune homme de banlieue, ne connaissant que la musique pop, et cet aristocrate amateur d'art contemporain et de musique classique, qui apprennent à se découvrir petit à petit à mesure que les jours passent. En résulte une relation d'amour au sens large du terme, empreinte de respect et d'humour entre ces deux individus dont à priori tout les sépare.

Le film offre des moments de franche rigolade sans jamais tomber dans le ridicule ou le pathétique. Les acteurs sont d'une crédibilité effarante. François Cluzet, qui joue le rôle de Philippe, doit faire passer toutes ses réactions et émotions par son visage seulement, le reste du corps étant paralysé. Quant à Driss, joué par Omar Sy, il est absolument criant de sincérité. Pour moi, cet Omar Sy est une révélation. Quel acteur attachant! Et plutôt mignon, soit dit en passant. Ouf!! La Bloggia était émoustillée!


Vraiment, je recommande ce film à tour de bras. Si vous pouvez le voir sur grand écran, tant mieux pour vous, car les images sont aussi très belles.

Mon appréciation:

jeudi 29 décembre 2011

Et le meilleur acteur de soutien est...


Uggy!!


Je suis allée au cinéma hier.
De tous les films à l'affiche, j'ai choisi The Artist. 


J'en avais vu le preview quand je suis allée voir Monsieur Lazhar, et je me suis dit que ça avait l'air différent comme film. Et bien j'ai été servie, car pour être différent, c'est réussi!
Tout d'abord, le film est entièrement en noir et blanc. Deuxièmement, c'est un film muet. Déjà là, c'est assez audacieux en pleine époque du HD, ou les effets spéciaux et couleurs règnent sur tous les écrans. Et surtout, où le sacro-saint son dolby nous assaille les tympans jusqu'à l'inconfort.

Je n'avais rien lu sur le film avant d'y aller afin de ne pas être influencée par les diverses opinions. Alors j'ai été plutôt surprise par le style à prime abord. Après quelques minutes, j'en suis venue à l'évidence que j'allais me taper tout un film en noir et blanc et muet de surcroît.

Je le dis tout de suite, j'ai adoré. Beaucoup.

L'histoire?
Ben voilà. Il s'agit d'un célèbre acteur d'Hollywood, George Valentin, à l'époque du cinéma muet (le film débute en 1927) qui subit l'arrivée du cinéma parlant (vers 1929) comme une claque à la face de son orgueil. Comme si un seul malheur n'était pas suffisant, paf! le crash boursier de 1929 arrive en même temps.

Donc, ce film "parle" de gloire, d'opulence, de cinéma et de déchéance et désespoir. Et d'amour aussi, bien sûr, comme tout bon film muet qui se respecte. Et tout ça dans le pur style des films muets de l'époque. C'est à dire que les acteurs (Jean Dujardin et Berenice Bejo) doivent en mettre plus dans les mimiques et la gestuelle pour compenser les paroles et les intonations avec lesquelles ils s'exprimeraient autrement. Alors qu'il aurait été facile de tomber dans la caricature et le cliché, les acteurs s'en sortent avec brio. J'ai embarqué dans l'histoire au point d'oublier qu'ils ne parlaient même pas. C'est dire!

Mais je cause, je cause... 
Le but de ce billet était de parler de la brillante performance du chien de George Valentin. Ce rôle fut interprété par Uggy, le plus charmant Jack Russel qui soit. Trop cool, ce chien. Je ne suis pas fan de l'utilisation des animaux au cinéma, mais là, j'ai succombé. Si il s'était agit d'un film parlant, je suis sûre qu'il aurait parlé!
Si, si!

À noter qu'il a reçu un Palm Dog à Cannes pour son rôle.
Uggy sur le tapis rouge.

Et le voici, sur le bord de la piscine, exhibant fièrement son prix.

Ah, la vie d'artiste!





Mais bien sûr, Jean Dujardin et Berenice Bejo s'en sortent assez bien aussi!
;¬)

mercredi 25 mars 2009

SLUMDOG MILLIONNAIRE

Je ne savais trop à quoi m'attendre lorsque je m'installai sur mon siège de cinéma au Quartier Latin. J'étais bien sûr au courant du fait que ce film avait raflé plusieurs prix aux Oscars et que les commentaires sur les sites de cinéma sont pour le moins dithyrambiques. Mais les gens ont tellement tendance à s'emballer pour des raisons obscures, que j'étais tout de même sur mes gardes.
Le simple fait que la trame de l'histoire en soit le succès inespéré d'un participant illettré d'une version indienne de "Who Wants to Be A Millionaire", me faisait redouter une de ces histoires à la Walt Disney, un genre de comte de fée gnan-gnan qui rend tous les imbéciles encore plus heureux. Je craignais aussi une reprise à l'indienne du vieux film Quiz Show de Robert Redford. 
Et bien non!

Même qu'au début, je me suis demandée si j'étais bien dans la bonne salle. La mise en situation de l'histoire est dure. On y décrit la vie de tous les jours dans un bidonville où rien n'est acquis, où chaque jour est un combat pour se rendre au lendemain. On y fait la connaissance de deux petits frères dont leur mère se fait assassiner sous leurs yeux. Ils sont maintenant laissés à eux-même comme la plupart des enfants qui vivent dans ces dépotoirs de la vie. 
Une fois grand, l'un d'eux s'inscrit au jeu télévisé pour tenter d'impressionner son amour, la petite fille qui était avec eux après le massacre de leurs mamans, et qu'il a perdu au cours des tribulations de leurs vies respectives. Et ce sont tous ces pans de vie que l'on découvre au fil des réponses qu'il doit fournir à l'animateur du quiz.
Car bien sûr, notre héros est illettré et n'a aucune éducation. Ce que j'ai trouvé intéressant, ce qu'on aurait dit que toute sa vie n'a été qu'une préparation à ce quiz. Pour chaque question, la réponse se trouvait quelque part dans ses souvenirs.
Parallèlement à cela, il y a le dur interrogatoire qu'il doit subir lorsque l'animateur le soupçonne de tricher, car il ne cesse de gagner. On le torture afin qu'il avoue son truc, mais l'inspecteur finit par se rendre compte que cet étrange participant n'est même pas là pour l'argent, mais pour se rapprocher de sa belle dont il est séparé pour des raisons que je laisse au lecteur le plaisir de découvrir.
Bien que l'histoire se déroule dans un décor infecte, les images sont tout simplement magnifiques. Je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec la série de photos "Poussières de Vie" du photographe Paul-Antoine Pichard qui a si bien su rendre tout le drame des enfants vivants dans des dépotoirs de façon quasi poétique.
C'est un film qui fait réfléchir, c'est un film qui décrit une réalité contemporaine, soit celle du sort des personnes qui en sont réduites à vivre des ordures des biens nantis que nous sommes, nous, qui consommons à tour de bras. C'est un film qui nous montre aussi l'exploitation de l'homme par l'homme. Comme si ces gens n'en avaient pas déjà assez, il s'en trouvent qui réussissent à s'enrichir sur le dos des enfants abandonnés.
C'est une noire réalité présentée toute en couleurs et nuances où les valeurs de fidélité, volonté et amour dominent. Malgré tout.
Et pourquoi pas un petit extrait de la trame sonore qui a aussi gagné un prix aux Oscars...
il s'agit de : O Saya
 

jeudi 26 février 2009

HD

Wouh!!
Nous avons fait l'acquisition d'un nouveau téléviseur à écran plat de 40" le weekend dernier. Jusqu`à hier matin, la nouvelle bébelle ne m'avait pas émoustillé outre mesure. Oui, l'image était beaucoup plus grande (mon vieux téléviseur n'avait que 20" d'écran) mais la qualité d'image me laissait perplexe. "À quoi bon payer pour obtenir... ça?" me disais-je intérieurement pour ne pas péter la balloune de l'Homme.

Mais hier matin, un charmant jeune homme de la compagnie de câble locale est venu faire les branchements afin que le décodeur puisse nous mettre des pixels plein la vue. Woah! Moi qui boude la télé depuis au moins deux ans, j'en ai pitonné un coup! À un moment donné, j'étais à deux doigts de composer le numéro pour commander cet engin à vapeur servant à nettoyer presque toutes les surfaces que Louise-Josée Mondoux vantait en nous montrant, avec ses belles mains pleines de bagues et ses grands ongles brillants, toutes les belles petites brosses et autres accessoires que nous pouvions obtenir sans frais supplémentaire . Même que si j'avais appelé tout de suite, j'en aurais obtenu deux!

Clic! Les nouvelles. Oh boy! J'pensais pas qu'ils avaient autant de fond de teint dans la face!

Clic! La Petite Maison dans la Prairie. Bon... c'est pas en HD, mais je ne les avais jamais si bien vu. Avec le recul, Laura Ingals n'était pas si jolie que ça...

Clic! Un film dans lequel une équipe de jeune gens est en train de faire de l'arpentage alors que l'un d'entre eux se fait piquer par un moustique géant et que des dinausores gambadent un peu partout. Bof... mais les images sont impressionnantes!

Clic! Historia. Alors là, oui! "La Légende Vraie de la Touf Effeil" . Passionnant. Je l'ai regardé jusqu'à la fin. C'est un film documentaire. Génial. Si vous avez l'occasion de mettre la main là-dessus, c'est vraiment intéressant. Ce n'était pas en HD, mais je m'en suis rendue compte juste à la fin...


Je crois que je vais me réconcilier avec la télé. En espérant que HD ne soit pas synonyme de Haute Dépendance!

vendredi 9 janvier 2009

SÉRAPHINE

Séraphine, une autre artiste à la vie miséreuse. Je suis bouleversée suite au visionnement de ce film. Pas tant par le film lui-même, que par l'histoire de cette artiste dont je ne connaissais absolument rien avant de m'asseoir dans la salle Fellini du cinéma Ex-Centris. Quelle vie. Marquée par la misère, la solitude, les travaux de ménage qui occupaient toutes ses journées en échange de quelques écus qui lui permettaient de s'approvisionner en matériel de base pour ses activités nocturnes. Car la Séraphine ne se contentait pas d'une bonne nuit de sommeil à la fin de journées éreintantes. Que non! C'est que son ange gardien lui avait ordonné de peindre! Rien de moins. Cette pauvre femme qui n'a jamais eu aucune formation artistique, s'est mise à concocter elle-même ses couleurs qu'elle répandait sur des toiles à même le sol de sa mansarde, à la lueur de bougies. Mais quelles toiles! C'est bien simple, j'ai juste envie d'aller les voir de mes yeux! Pour en revenir au film, j'ai trouvé le déroulement plutôt long. J'ai eu l'impression que le manque de données sur la vie de Séraphine Louis a été comblé par des images mettant l'accent sur les menus détails d'un quotidien dont je n'arrivais pas à croire. Dommage. Mais quelle histoire, tout de même. Je n'ai pu m'empêcher de faire le parralèle avec l'histoire de la vie de Camille Claudel. La similitude de ces deux destins est frappante. Deux artistes de génie, deux femmes, une même époque, deux fins identiques... Étaient-elles vraiment folles? Ou juste débordante de créativité? Ce serait ce genre de questionnement que j'aimerais voir élaboré dans un scénario.



Je ne regrette pas une seule seconde d'avoir choisi ce film. Même si à mon avis, ce n'est pas un "grand" film, le fait de sortir cette femme de l'oubli et de reconstituer sa pauvre vie par les images soignées d'une France au temps de la Grande Guerre, vaut toute ma reconnaissance. Rien à redire sur le jeu de Yolande Moreau. Sauf que je me serais attendue à voir un personnage un peu plus caractériel et fougueux, pour une personne si inspirée et surtout, apparemment, névrosée. Certe, dans le film on a mis l'accent sur sa détermination, et "son monde", sa bulle de solitude, mais je l'ai trouvée un peu trop docile et uniforme. Mais bon... qu'en sais-je, après tout?

samedi 7 juin 2008

Parlons cinéma, puisque vous n'entendez rien à la musique!



Je reviens tout juste de voir le dernier Indiana Jones.
Que dire... comment dirais-je... par quoi commencer.
Allons-y froidement.
  • Originalité: 1/10
  • Dialogues: 2/10
  • Effets spéciaux: 8/10
  • Musique: 8/10 (toujours la même, un peu moins présente... du moins, il m'a semblé)
  • Décors: 9.5/10
  • Scènes de combats: 5/10 (certaines trop longues pour rien, d'autres assez originales)
  • Poursuites (en auto, en moto, en camion, en char d'assaut, en lianes, en véhicule amphibie, en courant): 8/10
  • Costumes: 8/10 (tissus très résistants)
  • Volet bibittes: 8/10
  • Harrison Ford: 7/10 (Je l'aime toujours autant, mais il me semble un peu moins investi)
  • Cate Blanchet: 8/10 (Froide et méchante à souhait. Pas pire coup d'épée non plus!)

Je suis sortie du cinéma en ayant l'impression d'avoir déjà vu ce film. Et dans la dernière partie, je commençais à être plus préoccupée par un fil qui dépassait d'un de mes boutons de blouse, que par ce qui se passait à l'écran... Et Sean Connery m'a manqué.

Maintenant, vous saurez pour quelles raisons vous iriez le voir!

dimanche 24 février 2008

Across the Universe

Yep! Hier en prenant une grande marche dans les rues du village, je suis entrée dans mon club vidéo, sans rien de précis en tête. Comme d'habitude j'ai tourné en rond, en regardant tous ces boîtiers de films à la sauce américaine, dont je devine presque leurs histoires tellement prévisibles.

J'ai envie d'être divertie, de me faire amener "ailleurs" ; les histoires de bons et de méchants sur fond de coups de fusil et de poursuites en voitures/hélicoptères/sous-marins ou d'espionnage dans des conduits d'aération, ne me disent ab-so-lu-ment rien!

J'ai besoin d'une belle histoire, réaliste ou fantaisiste, avec des acteurs crédibles. Quelque chose qui me touchera l'âme soit par le rire, la musique, la qualité de l'histoire ou par le côté inusité du film lui-même. Ça peut être léger ou émouvant. Bref, un film dont je vais me rappeler avec plaisir!

Donc, hier, un boîtier a attiré mon attention : Across the Universe. Les Beatles?

Un film basé sur les tounes des Beatles? Hhhhm...Toute une histoire racontée par les chansons des Beatles... Tiens, intéressant, je le prends! Pas très au fait des dernières sorties en matière de cinéma, je ne savais pas à quoi m'attendre...

Ben la madame est ben contente! La madame a trippé tout le long du film. Mis à part le fait que je connais les chansons des Beatles par coeur, que je les ai écouté jusqu'à écoeurement étant jeune et innocente, j'aurais autant apprécié ce film sans les connaître. Les chansons ont toutes été revisitées et mises en contexte dans une histoire où évolue de jeunes américains pendant les années soixante. Le reflet d'un époque, sur la musique du groupe le plus populaire de cette époque.

Et moi qui avais toujours considéré la musique des Beatles comme quelque chose de simpliste et cute, voilà qu'à la lumière de ce film, elles prennent parfois une toute autre signification. Et les scènes sont vraiment très belles. Comme celle où ils sont sous l'eau... ou encore celle durant la guerre du Viet-Nam...

WOW!

Encore, encore, des films comme ça!

Et pourtant, c'est un film américain. Comme quoi ils peuvent faire des choses intéressantes quand ils s'en donnent la peine! Faut dire que c'est un film de Julie Taymor, qui a aussi créé "Frida" qui m'avait tout autant impressionné. C'est une grande artiste avec une vision des choses unique et extraordinaire.

Et ma découverte est Dana Fuchs. Quelle fougue, quelle capacité d'interprétation! On dirait Janis Joplin réincarnée!



mercredi 2 janvier 2008

Le Parfum, histoire d'un meurtrier

Hier soir, abattue par une sinusite récalcitrante, j'ai fait ma toilette plus tôt que d'ordinaire, j'ai enfilé un bon vieux pyjama confortable et me suis installée au lit avec toute ma panoplie de la parfaite malade : deux verres d'eau, des pilules débouche-sinus, des mouchoirs, mes gouttes pour ma tétine sur la rétine et mes poires de potions pour traiter mon inflammation du colon, à insérer où vous vous doutez. Et, bien sûr, mon ordi portable sans lequel je me demande bien ce que je ferais entre mes prises de médicaments.

C'est donc bien calée dans mes oreillers que j'ai visionné Le Parfum. Quelle ironie, quand même, moi qui n'ai plus d'odorat depuis presqu'une semaine grâce à mes sinus gonflés à bloc, de regarder un film dont l'histoire entière porte sur les odeurs. C'est par les images et la musique que les odeurs nous sont décrites, et ça marche! Laissez-moi vous dire que ça puait en pas pour rire, dans le Paris du XVIIIe siècle.

Ce film est adapté d'un roman que j'ai lu il y a belle lurette, à une époque où je pétais le feu et durant laquelle, la maladie n'était pour moi qu'une fable. Je me souviens ne pas avoir trippé outre mesure sur cette histoire abracadabrante dont je n'arrivais pas à comprendre ce personnage qu'est Jean-Baptiste Grenouille, et dans laquelle l'emphase sur les odeurs était si prononcée, que j'en éprouvais parfois du dégoût, parfois de la quasi-volupté (c'est dire que l'écriture était convaincante), mais à la fin de laquelle je me suis retrouvée perplexe et frustrée. Bon... peut-être n'étais-je pas dans un mood pour apprécier les qualités du récit, mais c'est l'impression qui m'était restée.

Alors c'est avec ce vague souvenir en tête que j'ai regardé ce film de Tom Tykwer. En partant, pas de niaisage, on est tout de suite mis en situation. La naissance du héros laisse présager le reste de sa misérable existence. Et tout au long des séquences, le livre prenait vie sous mes yeux ébahis. Je ne relaterai pas ici cette histoire, puisque le livre et le film existent et ils sont bien au-delà de ce que mes piètres mots pourraient en faire.

Mais tout ce que je voulais dire c'est que j'ai été agréablement surprise par ce film. C'est ben une des rares fois que je peux dire qu'un film ne dénature pas une oeuvre littéraire. J'ai adoré. J'ai mieux compris l'obsession de Grenouille, un être sans sentiments ni morale, à la limite de l'être humain, mais dont sa passion était son unique moteur.



Les acteurs sont convaincants, les reconstitutions de Paris, de Grasse et leurs habitants de l'époque sont on ne peut plus réalistes. Outre Ben Whishaw dans le rôle principal, on peut y voir à l'oeuvre Dustin Hoffman et Alan Rickman.

Bref, très beau film pour une histoire horrible. On peut dire que j'ai eu du flair en le choisissant!

dimanche 9 décembre 2007

Shame on me

Dans ce bref billet, je vais sortir des sentiers battus (oh, quelle violence!), non que je vais me mettre à déblatérer sur des choses utiles et intelligentes (on ne change pas sa nature profonde comme ça), mais les quelques extraits annexés à mon intervention d'aujourd'hui sont en anglais. Désolée.
Mes quelques lecteurs anglophiles et amateurs de science-fiction devraient se rouler par terre de rire. Devraient... à moins que ce ne soit sacrilège, on verra (ce que je ne ferais pas pour me faire aimer! Aimez-moi! Aimez-moi!).
He-humm... bon... s'cusez.

À l'ensemble de mon lectorat, stay tuned, retour à la programmation normale sous peu.



vendredi 12 octobre 2007

Plein la vue, plein les oreilles

Ah, quelle journée nous nous sommes offerte meuman et moi hier... et oui, nous avons promené notre p'tit cordon en ville.

Vu la température maussade, nous avons décidé d'aller au cinéma en après-midi. D'un commun accord, sans même avoir l'opportunité de s'obstiner un peu malgré le beau choix de film à l'affiche présentement, nous avons opté pour Odette Toulemonde.


En plein de genre de film à voir quand la grisaille enrobe la ville et que l'on vient de se faire diagnostiquer une autre maladie du bâtard. Un beau film sur ces petites choses qui font le bonheur. Sur les vraies choses. Rien de prêchi-prêcha, rien de cliché non plus même si l'histoire oppose les univers complètement différents d'une personne ayant en apparence tout pour être heureuse, belle voiture, grande maison, belle carrière, à celui d'une autre monoparentale vivant très modestement dans un petit appartement avec deux ados.

C'est un film qui nous dessine un sourire dans le visage du début à la fin. Pas une seconde d'ennui. Et ce qui, à mon avis fait le succès de ce film, outre l'histoire, c'est la prestation de Catherine Frot. Je l'aime, je l'aime, je l'aime. J'en ai déjà parlé un peu au mois d'avril quand j'ai loué "7 ans de mariage". Elle est tellement bonne. Juste de la voir, ça rend heureux. Alors 90 % du but du film a été atteint juste en la choisissant comme actrice principale. Peut-être que le film aurait paru plus ordinaire avec quelqu'un d'autre...



Et, pour terminer la journée en beauté, quoi d'un mieux qu'un spectacle à la Place des Arts. On s'est fait vibrer le cordon au son du jazz et de la voix étonnamment puissante d'une petite demoiselle de 13 ans pleine de talent. Faberglastant comme dirait frérôt. Il s'agit de Nikki Yanofsky qui nous chante du Ella Fitzgerald et autres canons du jazz, les deux doigts dans le nez (au sens figuré hein, les smattes)! Quelle voix, quelle aisance, quelle souplesse de la corde vocale! J'en ai encore les traces de mes semelles sur le bord de la mâchoire.

C'est toujours impressionnant de rencontrer du talent brut. Jugez-en par vous-même avec cette vidéo d'un assemblage de l'étendue de son talent et de son répertoire.

jeudi 13 septembre 2007

Dysfonctionnel, vous dîtes?

Si je dis : névrose, psychiatre, vallium, divorce, fraude, abus, désordre, crises de nerfs et alcoolisme, ça ne devrait pas être tellement vendeur. Si j'ajoute à cela : Annette Bening, humour et fait vécu, ça commence à être un peu plus intéressant. Il s'agit de "Running with scissors".

Une poétesse névrosée, convaincue d'être l'artiste adulée qu'elle se croit, accuse son mari de l'étouffer dans son art et le rend responsable de son incapacité à être publiée. Elle entreprend une thérapie avec un psy aux techniques pour le moins douteuses qui la gave de pillules et qui finit par adopter son fils de 12 ans, car son mari les a quitté. Et c'est l'histoire de ce garçon dans la famille de fous qu'est celle du psy, qui nous est racontée. Tout un environnement dysfonctionnel sans vrais repères.
C'est weird! Étrange... d'autant plus quand on sait qu'il s'agit d'une histoire vraie!

Mais cela nous est présenté de façon tellement légère, loufoque, avec des images très belles dans des teintes de rouge brique, bourgogne, teal blue et vert, une trame sonore des années '70, et tout le talent des interprètes dont Annette Bening qui m'impressionne encore une fois. C'est un film de deux heures dont la première partie passe comme une flèche mais que j'ai trouvé inégal en deuxième partie. Je suis certaine que le livre m'aurait plu davantage. Reste que ce film fut un excellent divertissement, et qu'il est surprenant.

Voici la bande annonce

mercredi 12 septembre 2007

DREAMGIRLS

Salut les quidams!
Ha! quelle meilleure soirée vidéo. Tout un survol de l'évolution de la musique afro-américaine R&B, soul, mowtown, funk et disco. J'ai jamais aimé le disco, mais c'est pas grave... ils n'ont pas forcé la note!
Je me suis fais ramoner le tympan pendant plus de deux heures de voix noires pleines de groove et me suis rincé l'oeil de tous ces beaux costumes et reconstitutions de décors des années '60 et '70.

Beyoncé Knowles est certes très belle, mais Jennifer Hudson, produit d'American Idol, est incontestablement très, très bonne. Aussi bonne actrice que chanteuse. Et c'est pas peu dire. En fait, j'ai l'impression que c'est elle qui portait le film. D'ailleurs, elle s'est mérité un oscar comme meilleure actrice de soutien pour ce rôle.

Bref, c'est le reflet d'une époque et d'un milieu où les magouilles de gérants d'artistes passent avant l'aspect humain. Rien de nouveau de ce côté, on a vu ça cent fois, mais ça reste un film intéressant pour qui s'intéresse un tant soit peu à toute cette musique qui a tant influencé les artistes des années '70 jusqu'à aujourd'hui.

mardi 11 septembre 2007

"Une comédie romantique efficace"

Voilà ce qu'il y avait d'écrit à l'endos du boîtier du dvd : "Une comédie romantique efficace, où brille Marion Cotillard."


Efficace pour :
  • Avoir envie de laver ses planchers au lieu de terminer le film tranquille?

  • Préférer tricoter en écoutant distraitement?

  • Se décider à trier ces centaines de photos prises depuis des mois et des mois?

  • Penser à faire son testament?

  • Trier mes bas par groupes de couleur?

Je viens de me taper Toi et Moi, La vie est un roman-photo mettant en vedette Marion Cotillard qui m'avait littéralement jeté par terre dans La Môme et Julie Depardieu que j'aime bien en général.

Si je prends la peine d'en parler c'est uniquement pour rendre service au reste de l'humanité. Du moins au deux ou trois quidams qui s'attardent sur ce blogue. Ne louez pas ce film. Évitez ce navet. Il n'y a rien, même pas un petit deux secondes d'intéressant. Ni au niveau de l'histoire qui est n'importe quoi, une partie comédie nounoune et l'autre dramatique que l'on a tenté d'amalgamer en un tout boiteux, ni au niveau de la trame sonore, ni au niveau des dialogues. Rien, rien, rien qui vaille la peine. Nul. Au bout de dix minutes je me cherchais quelquechose d'autre à faire. Mais consciencieuse comme je le suis j'ai enduré jusqu'au bout, juste pour voir ces deux actrices que j'aime, et jusqu'au bout je me suis ennuyée. Voilà. Si après ça vous allez louer ce bide, vous aurez vraiment mérité votre belle soirée plate!

jeudi 6 septembre 2007

Incartade citadine part II

Volet cinéma : Roman de Gare

Je suis allée voir le dernier Claude Lelouch. Bon moment de cinéma. Surtout parce qu'à des années lumières de ce qui fait chez nos voisins du sud. C'est-à-dire pas de tape à l'oeil, pas de cul, pas de nunuches et monsieur muscles, pas de superficialité et pas d'exagération. Juste du cinéma. Une histoire, des sentiments et des acteurs qui valent le déplacement. Quand je dis sentiment, je ne parle pas d'histoire d'amour à l'eau de rose dont on devine la fin dès le début du film, je parle de toute la gamme des sentiments. Beaux ou laids.
Une histoire intéressante à cheval entre le polar, le mystère et la vie terre à terre de gens simples. Jusqu'à la fin, nous ne sommes sûrs de rien.

Ma révélation est Audrey Dana. Hyper convaincante dans son rôle de supposée midinette. C'est sûr que je vais suivre avec attention la carrière de cette belle actrice. Les prestations de Fanny Ardant et Dominique Pinon (l'espèce de jaloux névrosé dans Amélie Poulin) sont aussi à souligner.

vendredi 31 août 2007

Des souris et des hommes

C'est les yeux dans l'eau et les mains molles que je viens relater mes impressions sur ce film que je viens de voir à Télé-Québec.

Comme la plupart d'entre nous, j'ai eu à lire ce grand roman au secondaire et je me souviens très bien de mes sentiments lors de cette lecture.
Habituellement, si j'ai eu le malheur de lire un roman avant d'en voir l'adaptation cinématographique, je suis presque toujours déçue ou de moins un peu frustrée car un film peut difficilement rendre tous les détails contenus dans l'oeuvre d'un romancier. En retrancher, c'est amputer l'oeuvre en question.

Mais dans le cas de cette version (1992), avec John Malkovich et Gary Sinise je me suis retrouvée propulsée dans le passé au moment où j'ai lu ce livre. Tout y était, ils ont su garder l'essence du roman. Les images sont superbes, la texture extraordinaire, les lumières très belles, c'est un film en bleu et brun. Denim et poussière de chaleur. Chaque plan est impeccable. Mais la prestation de Malkovich est vraiment à jeter par terre. Ce gars m'impressionne. Il en va de même de Sinise qui joue avec juste ce qu'il faut de retenu et de sensibilité.

Bref, la madame a ben aimé sa soirée télé. Pour une fois qu'on ne nous présentait pas de la shnoutte parsemée de commerciaux de castors et de nunuches qui se font aller les cheveux d'un bord pis de l'autre!

Vive Télé-Québec! Et merci frérôt, t'as fait une Cousineau de toi en m'aiguillant sur ce bon tuyau!

dimanche 1 juillet 2007

Mais qu'est qu'il y a dans la sacoche de la reine?

Je viens juste de terminer le visionnement du film "The Queen". C'est la fête du Canada après tout! Pourquoi pas fêter en choisissant un film sur la souveraine de notre pays? ;¬)

Comme je m'y attendais, la prestation d'Helen Mirren m'a jetée par terre. Je me relève pour venir écrire mes observations. En fait, c'est tout le contexte tellement rigide de tout ce protocole millénaire qui est difficile à comprendre dans notre société actuelle. On a beau dire, la reine a été formée pour maintenir une tradition qui ne semble plus être comprise par ses sujets (l'a t-elle jamais été?). Reste que c'est un être humain et que son rôle lui a toujours interdit de montrer le moindre signe d'émotion. Je ne voudrais vraiment pas me retrouver dans ses souliers (de tout façon, je doute qu'elle chausse du 9 1/2 AA).


Tout le film se joue dans les quelques jours qui ont suivi le décès de Lady Diana alors que Tony Blair débutait en tant que président. Très intéressant de voir comment ça se passe à l'intérieur du palais royal ainsi qu'à Downing street.


Mais ce qui me turlupine le plus dans tout ça est : qu'est que la reine peut bien avoir de si important dans sa maudite sacoche lette en cuir verni noir? Des cigarettes? Des pilules? Un jeu de cartes? Les clés du palais? Quessé?

jeudi 19 avril 2007

Congé et maladie, suite...

Mes résultats de radiographies devaient arriver lundi après-midi à la clinique. Dû à la tempête, l'ouragan, la tornade et le tunami (bien que je vive en région montagneuse) il y a eu panne d'électricité à la clinique et par conséquent, le radiologue n'a pu vérifier l'état de mes très éprouvés poumons.
J'ai pu être reçue par mon médecin mercredi matin seulement. C'est en toussant que je m'y suis présentée et c'est entre mes toussotements qu'il m'a dit que j'allais mieux, qu'il me restait 20 % seulement d'infection et que j'étais sur la bonne voie.
Et hop, pad à prescription et dix autres jours de repos.

Là, il y a des moments ou une fille a besoin de sa mère. Ben voilà... je me suis poussée chez mouman. Bien sûr j'évite de tousser dans sa direction et je me lave les mains continuellement. Mais c'est le fun de se faire gâter un peu... il me semble même que ça va mieux. Et en plus, Galarneau à marde ose se montrer. Non mais c'est le bonheur.



Depuis vendredi dernier j'ai regardé une pléiade de film dvd.

Podium : Vivi, c'était très poche. Je l'ai subi jusqu'à la fin pour pouvoir te l'affirmer sans l'ombre d'un doute.





Miss Meteo : Tout au plus distrayant. Prévisible. Mais il y a bien deux ou trois bulletins meteo qui m'ont fait rire.






La Doublure : Amusant. J'aime beaucoup Daniel Auteuil. Et Gad Elmaleh m'a bien amusée. C'est une comédie qui ne casse rien, mais qui se prend bien.




Le Guide de la Petite Vengeance : Comment dire... il y a quelque chose qui cloche dans ce film. Pourtant l'histoire est originale. Un genre d'univers à la Kafka en moins suffoquant.





7 Ans de Mariage : Alors là, c'est du bonbon. J'ai vraiment eu du plaisir à regarder ce film. Catherine Frot est excellente.

mercredi 11 avril 2007

Congé maladie jour 8

Ouin, c'est ben beau le repos, mais là je commence à trouver ça un peu statique. Pis c'est pire quand il fait beau. Avec le retour du printemps et du beau temps, on a envie de choses nouvelles. On sent monter en nous toutes sortes de pulsions inavouables. Comme des idées de délinquence. Casser le moule.

Ah pis au y'able la routine, j'ai fait ni une ni deux, j'ai pris mes clés et je suis allée chercher le courrier. Voilà. Quel souffle de liberté. Quel bon tour j'ai joué au docteur. Tiens, ton bouillon de poulet! J'étais grisée par l'audace de mon geste. Encouragée par mon intrépidité, je suis même allée porter mon dvd au club vidéo. Pis j'en ai loué trois autres! Ha! Ha! Ha! il n'y a pas de limite à ce que je peux faire aujourd'hui. Je suis même passée à l'épicerie et j'ai acheté une belle grosse tranche de steak. Du bon boeuf bien rouge. Wou! Arrêtez-moi quelqu'un!

Puis la voix de la raison m'a ramené à la maison. La routine a reprit le dessus. J'ai remis mes habits de larve et je me suis enroulée dans mon cocon. Fin.

Durant la soirée, des réminiscences de mon épopée et les trois dvd sur la table certifièrent que je n'avais pas rêvé ces instants merveilleux. J'ai décidé d'écouter "Stranger than Fiction". Bravo pour l'originalité de l'histoire. Divertissant. Et j'aime Emma Thompson quoiqu'elle fasse. Mais (ben oui, il y a un "mais") fin très prédictible et ça donne l'impression de voir un film déjà vu même si c'est une histoire inédite. Je suis tout de même satisfaite de ma soirée vidéo. Je lui donne la note de passage.




mardi 10 avril 2007

Congé maladie jour 7

Fait saillant de la journée: On a enfin réparé la ligne téléphonique.

Fait anodin: Y'a pas un maudit chat qui a téléphoné. Sauf le technicien. Pour dire que la ligne est réparée. Wow...

Mais, mais mais... trop heureuse d'être forcée à passer mes journées dans mes affaires, j'ai donné les dernières retouches sur un tableau puis en soirée j'ai visionné "Modigliani". Le dvd. Ouf! Non mais... je commence à comprendre ce que le mot "intense" veut dire. Je ne parle pas juste pour Modigliani, mais tout son entourage. Les artistes de cette époque ne sont pas représentés en demi-teintes (si je puis me permettre). Bien sûr, c'est un film, on a du beurrer épais pour la cause, mais quand même. Les faits sont réels.

Qui suis-je pour barbouiller des toiles le sourire au lèvres... Quand je vois des choses comme ça, je me sens imposteur. C'est comme le film "Frida". Une autre belle histoire . Pis "Camille Claudel" asteure...

Il me manque une maladie atroce et un début de névrose quelconque, et je suis dans le coup! Non c'est pas vrai. J'en ai rien à foutre. Laissez-moi barbouiller avec un sourire béat.