THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"
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lundi 10 octobre 2011

Pouvez-vous éclairer ma lanterne?


Hier, je suis allée visiter pour la première fois La Magie des Lanternes au Jardins Botanique de Montréal.
Et oui, depuis le temps qu'ils présentent cet évènement, je n'y était jamais allée.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, mais...


... l'expérience fut pénible.
Oh, Lord!

J'aurais dû avoir la puce à l'oreille juste à observer la longue lignée de personnes avant d'atteindre la billetterie.
Mais dans mon enthousiasme de néophyte à cet évènement, j'ai bêtement déduit que cette ligne était là pour la visite animée de 18h00.

Han! 
Épaisse!! 
(oui, je me parle durement parfois)


Il était déjà 18h00 et nous étions encore loin dans la ligne.
So much pour la visite animée...

Et c'est là que je me suis mise à réaliser le nombre d'enfants sur place.
Woh!
Quelqu'un a dit qu'il y avait une baisse de natalité au Québec?
Mmmmh?
Ceux qui en sont venus à ce constat n'étaient certainement pas au bon endroit au bon moment!
Ils n'ont qu'à me suivre dans mes déplacements pour être convaincus du contraire!


Pas plus tard qu'il y a deux semaines, je visitais l'exposition Indiana Jones au Vieux-Port de Montréal.
Une expérience totalement frustrante, de par le nombre d'enfants lâchés lousse au pied carré. Incroyable. J'ai eu tout un choc par rapport aux notions de base de savoir-vivre.
Ayoye!
Ça va être beau dans quelques années!

Mais à bien y penser, lorsque je suis allée visiter l'exposition des Pirates, corsaires et flibustiers au Musée de Pointe-à-Callière, j'avais déjà eu un avant-goût de ce que serait la société de demain, et de ce qu'est celle d'aujourd'hui dans un milieu rempli d'enfants gâtés et sans allure.
Mais, m'étais-je dis à l'époque "tu l'as bien cherché en allant voir une expo sur les pirates! quelle idée, pauvre sotte!"
(et oui, je me suis encore engueulée intérieurement)
Mais bon, les pirates ça peut intéresser aussi quelques adultes, non?
Pfff!


Anyway...
Kessé j'disais, là?
Ah ouais, les enfants.

Comment dire...
(j'pense que j'vais mettre une autre photo)


Bon.
Le fond de ma pensée est que si vous voulez vous reproduire, il faut que vous soyez foutument à la hauteur. C'est ben beau concevoir pis mettre au monde, mais le gros de la job est sans conteste d'élever la progéniture chérie pour en faire des humains meilleurs, sinon au moins aussi super que les créateurs eux-même qui se sont crûs assez exceptionnels pour se reproduire.

Voilà.
C'est dit.

Une autre photo?


Bref, il y a des notions de base à inculquer à tout nouveau petit humain, qui sont les suivantes:
1: Le respect
2: T'es pas tout seul, hostie!
3: On s'en fout de tes supposées prouesses
4: Les adultes ne sont pas tous des dinosaures
5: Ça sert à rien de pousser, il y a encore d'autres personnes en avant
6: Tu vas te la fermer, oui?
7: Même si tu brailles, y'a rien qui va changer dans la seconde

Et j'en passe...


Vous dire comme cette visite fut pénible, y'a rien que je pourrais écrire qui arriverait à décrire le calvaire que j'ai vécu.
Crisse!


Oh, mais ce ne sont pas que les enfants! N'allez pas croire ce que je ne dis pas!
J'en tiens directement responsables les parents.
Non mais... c'est quoi le problème?
Avez-vous peur de vous faire respecter?
Vous ne voulez pas avoir l'air méchants de peur de ne pas vous faire aimer?
HEILLE!!!
C'est votre devoir d'éduquer le fruit de vos entrailles et béni!


La terre a-t'elle besoin de morons supplémentaires?
Nous sommes déjà assez merci!
(vous remarquerez que je me calcule dans le nombre de morons ; je ne me suis jamais considérée assez exceptionnelle pour me dupliquer. Ah ça, non! Et ça ne fait pas de moi quelqu'un de plus smatte que la moyenne, car je ne connais vraiment pas les autres raisons.)


Cette montée de lait n'est pas due à une poignée d'enfants turbulents sur des centaines.
Que non. 
En fait, sur le lot, il n'y en avait que quelques uns qui semblaient assez encadrés pour ne pas déranger les centaines de visiteurs. C'est dire comme la masse est décourageante.

De plus, juste pour en rajouter, il y avait quelques aînés en fauteuil roulant. Là aussi, je n'ai rien contre les aînés et les fauteuils roulants en général, sauf quand ils sont à l'envers du traffic dans un étroit sentier en galet surpeuplé au possible. Là, je manque un tantinet d'indulgence. D'autant plus que les enfants dont je parle dans ce billet ne sont pas tous sur leur deux jambes, ce qui veut dire qu'il y en a une gang en train de brailler dans des poussettes qui elles sont dans la bonne direction et dans mes mollets.
Vous commencez à voir le portrait?
Matante Lucrecia commençait à en avoir plein le casque de douche!



Toujours est-il que je ne retiens pas grand chose des lanternes chinoises, mais j'en ressors avec une tonne d'interrogations dont celles-ci:

Pourquoi se reproduire absolument?
La race est-elle en péril?


(tiens, cette photo est floue... probablement à cause des ti-culs qui poussaient pour voir eux aussi...)

Malgré les apparences, n'allez surtout pas croire que je n'aime pas les enfants. Loin de là. C'est toujours un plaisir pour moi d’interagir avec des enfants curieux, passionnés et sociables. Le hic, c'est que la majorité est centrée sur son petit nombril d'enfant gâté qui se croit le boutte de la marde (place que leur ont accordée des parents énamourés et émerveillés).

HELLO!?!
Réveille tout de suite, parce que ça va pas être facile plus tard!!


M'enfin...

Heureusement qu'il y a quelques parents ici et là qui prennent à coeur leur mission en cherchant à former des humains conscients et respectueux (pas seulement respectueux envers les grincheuses dont je suis, mais envers tout, même les plate-bandes du jardin botanique!). 
Quant aux autres, les condoms existent!!!

samedi 11 juin 2011

Parc Lafontaine, here I come!!

Gnark, gnark, gnark!

Merci Jehane Benoît pour cette réconfortante pensée.
Le prochain écureuil qui ose se mettre dans mon chemin, BANG! 



Recette extraite de La Nouvelle Encyclopédie de la Cuisine par Mme Jehane Benoît, Édition Deluxe, 1980.

vendredi 4 juin 2010

Sévices à la clientèle

Ces derniers temps, j'ai été très occupée à discuter, parlementer, m'obstiner, respirer par le nez, tenir mon bout, mettre mon pied sur la table et à me tenir sur mes deux poings... ou quelque chose dans le genre. Bref, j'ai eu à discuter avec des agents du Service à la Clientèle de ma compagnie de téléphone.

Pouvez-vous croire qu'il y a deux ans, un de ces agents m'avait certifié que j'allais obtenir un certain tarif avantageux ainsi qu'un rabais additionnel par mois, et qu'en date d'aujourd'hui je n'ai jamais vu ces nouveaux tarifs sur mes factures? Heureusement, à cette époque, j'avais demandé le nom de cet agent ainsi qu'un numéro de confirmation à propos de notre discussion. Armée de ces preuves, j'appelle de temps à autre ma compagnie de téléphone pour leur demander quand est-ce kessé qu'ils pensent appliquer ces tarifs. Le pire, c'est qu'ils voient très bien les traces de la fameuse conversation d'il y a deux ans, mais à chaque fois ils me disent que ce n'est pas possible de les appliquer, que ça ne correspond à aucun forfait, et je ne sais quelles autres raisons. Puis, l'an dernier, un autre agent m'a dit que le forfait dont je bénéficie depuis des lunes, est aujourd'hui beaucoup moins cher, et que somme toute, si il l'appliquait, cela reviendrait à peu près au même que ce qui m'avait été promis à l'origine. Tu parles, j'ai sauté là-dessus comme une grenouille dans un bénitier (?!?)! Je me fous-tu, rien qu'un peu, de quelle promotion il s'agit! Pour moi, tout ce qui compte, c'est le total sur ma facture!

Et bien, à ce jour, je n'ai jamais vu les chiffres de cette nouvelle promotion s'enligner sur ma facture de téléphone! Alors cette semaine, j'ai décidé de tenter le coup encore une fois, bien décidée à obtenir satisfaction ou à les larguer pour toujours (car je viens de me munir d'un appareil cellulaire). Après les discussions habituelles, les refus, les "ce n'est pas applicable", bla-bla-bla, zzzzz....., j'ai demandé le superviseur et suis enfin tombée sur un être concerné et déconcerté par la situation (du moins c'est ce qu'il laissait entendre) qui s'est mis à faire des calculs à n'en plus finir, des logarithmes, des vecteurs, des probabilités (c'est ben simple, j'entendais sa sueur tomber sur sa table vide), pour aboutir avec un tarif  "compensatoire" de la moitié du spécial qui m'avait été promis à l'origine! Ah ben, là, tu parles!! Yesss!

Ben hâte de voir mes prochaines factures...

Bon là, je dois maintenant appeler (encore) le Service à la Clientèle de ma nouvelle compagnie de téléphone mobile, car il y a des aspects du forfait négocié qui semblent ne pas être encore en service. Ça promet aussi, l'aventure cellulaire!

Après ça, je vais prendre quelques jours de repos, manger équilibré trois fois par jour, dormir des nuits complètes dans des draps fleurant la lavande, faire un peu de yoga aussi peut-être (ça ne peut pas nuire), écouter que de la musique douce, regarder le vent dans les feuilles en mangeant du yogourt pro-activ, car je vais devoir affronter le Service à la Clientèle de mon fournisseur internet...


P.S.: Si jamais vous vous apercevez que plus rien n'est publié ici dans les semaines et les mois à venir, soit je suis internée pour troubles mentaux provocant des comportements violents , soit je suis emprisonnée pour agression sur la personne d'un agent d'un Service à la Clientèle quelconque...

mardi 25 mai 2010

De météo, monnaie, et Monae

Aôw!! Bon sens de bonsoir! Mais c'est que j'ai un blogue, moi!! My!... j'ai tendance à glisser dans les replis du temps et à me retrouver en train de flotter d'une case de calendrier à l'autre sans trop m'en rendre compte! Bon, allez, je me secoue les puces et je tape quelque chose, là, genre... fait beau, hein? Wouan... la météo, c'est le genre de sujet de conversation des gens qui n'ont rien à dire. J'en sais quelque chose, je travaille "dans le publique" comme on dit si bien, puis me faire aborder en parlant de la pluie et du beau temps, du frette, de la neige en mai, du verglas, de la chaleur écrasante pis de toutes ces manifestations météorologiques que je vis aussi bien qu'eux et dont nous n'y pouvons rien, ça m'agace! Ben oui, la pluie est mouillée, pis quand y neige, c'est parce qu'il fait en général sous zéro! Wouh! Belles trouvailles! Le pire, c'est que je suis supposée croire que c'est un complot contre l'interlocuteur météorologiquement affecté! Avez-vous déjà remarqué, comment les gens "le prennent personnel"? C'est à croire qu'un beau matin, les cieux ont décidé de faire chier certaines personnes en particulier.
Mouah-ah-ah-ah! (gros rire diabolique retentissant entre deux coups de tonnerre et accentué d'éclairs). Tiens-toi!!! On va t'en faire un, garden party! Mouah,ah,ah,ah!! Ou ben bedon: Tu viens de faire enlever tes pneus d'hiver? Tiens! Un char de neige! Mouah,ah,ah,ah!!! Et dans la même logique: T'as pas encore installé tes moustiquaires? Youppi!! Tiens! Grosse canicule! Étouffe enfermé ou arrange-toé avec les bibittes qui vont entrer! Mouah,ah,ah,ah!! La classique: Tu sors de chez le coiffeur? Yessss Sir! Bang! Gros vents suivis d'averses intenses! Mouah,ah,ah,ah!! (ce même scénario est aussi applicable pour ceux qui se marient encore et sont justement en train de sortir de l'église alors que le photographe est là, dehors, pour saisir ces heureux premiers moments de leurs vies communes. Mouah,ah,ah,ah!!

Bref, ces conversations futiles me font perdre mon temps précieux. Ça m'énerve, quoi! Pis le brassage de p'tit change aussi, tant qu'à y être!

C'est-y assez énervant de parler avec un p'tit monsieur qui se brasse la poignée de change avec frénésie tout le long de la conversation? Amputez-le kékun!! Ça me donne l'impression que Rudolph, le p'tit renne au nez rouge, danse la claquette en arrière plan avec une dizaine de ses clônes! Non mais... j'ai jamais vu de madame qui se brassait la sacoche en me parlant! C'est quoi, l'idée? Le mâle cherche à impressionner la femelle ou le mâle adversaire en se brassant le p'tit change? La plus grosse poignée de change détermine le mâle dominant? Kessé?!? Trois ou quatre p'tits monsieurs qui se parlent ensemble en se brassant le p'tit change, pis on se croirait dans un casino!

Bon. J'étais arrivée ici de bonne humeur, pis me v'là toute crinquée juste parce que je voulais me manifester à vous. Humm... m'a me reprendre... respiration, respiration, respiration. Hep! J'viens pas d'entendre du p'tit change, juste là? Respire, respire, respire...

Aaah! Quelle merveilleuse soirée! Pour vous laisser sur une bonne note, voici la dernière vidéo de Janelle Monae, Tightrope feat Big Boi. Ça me rend toute guillerette, et j'ai envie de danser!


Pis? Zavez aimer, non? Je vais aussi m'acheter son dernier album, tout comme j'ai acheté son premier l'an dernier! Ça, c'est du talent!

Allez, on apprend tous les pas, on se réuni puis on refait la chorégraphie! Pis pas de p'tit change dans vos poches!!!

samedi 27 mars 2010

TESTÉ POUR VOUS

Je reprends le clavier aujourd'hui pour annoncer à tout l'univers un fait indubitable. Grâce à moi, vos consciences seront soulagées des doutes et/ou remords que vous pourriez éprouver à l'idée de ne peut-être pas pouvoir répondre dans l'heure à une de ces foutues chaînes de lettres qui polluent parfois la boîte de réception de votre messagerie préférée. En réalité, tout dépend de la qualité de votre liste de contacts. En cela réside la pureté de votre boîte de courriel. Mais, malgré vos précautions dans le choix de vos contacts, il s'en trouve presque toujours un ou une (avouons-le malgré une certaine honte, il semble que ce phénomène soit plus répandu chez la gente féminine), pour inclure votre adresse dans l'envoi de ces missives ridicules. Même si par le passé vous avez manifesté poliment à ces contacts gênants le fait que ces promesses de bonheur sous forme de chantage émotif vous passaient 10 pieds par dessus la tête, même si parfois vous avez dû les retourner directement à l'expéditeur agrémentés d'un char de bêtises, il semble que ce soit plus fort qu'eux. J'avais cru m'être bien fait comprendre car pendant un long laps, je n'ai reçu que des messages pertinents  (et là je ne vous parle pas des diaporamas en format PPS, ceux-ci pourraient faire l'objet d'un long chapitre...).

Mais hier soir, alors que j'étais recroquevillée au sol, affaiblie par la douleur et le chagrin (ben quoi? un peu de drame dans un texte ajoute toujours un niveau d'intérêt), j'ai encore reçu une de ces missives perfides. Au point où j'en étais dans mon désarroi, je me suis dis: "crisse de tabarnak pas encore une câlisse de simonac de chaîne d'ostie de naiseries du calvaire!". Puis sournoisement une pensée s'insinua dans mon esprit. Et si c'était un message du cosmos?

Ici j'ouvre une parenthèse pour dire que je peux maintenant comprendre pourquoi des gens se laissent endoctriner afin d'adhérer à des sectes religieuses, des gangs de rue, des mouvements nazis ou des partis politiques. C'est alors qu'ils errent dans un champ de marasmes (c'est joli, hein, comme image? un champs de marasmes... les seuls marasmes que je connaisse, ce sont des champignons... excellents, d'ailleurs... en fait, je capoterais de joie à l'idée d'errer dans un champ de marasmes... bon... he-hum!),  complètement abattus par les circonstances de la vie, incapables de penser par eux-mêmes, que des personnes un tant soit peu persuasives arrivent à les faire dévier. Fin de la parenthèse. Ha,Ha,Ha!!! Je vous défie d'avoir pu suivre mon propos sans avoir eu à relire deux fois le dernier paragraphe. Ou dernière parenthèse, plutôt. Attendez que je me mette à ajouter des notes de bas de page!!

Alors j'ai succombé. Je me suis dis que si ces niaiseries circulaient encore, c'est qu'elles doivent finalement avoir un certain effet positif. Alors dans le brouillard de mon désespoir, qui flottait juste au-dessus du fameux champ de marasmes, j'ai décidé de faire le test en faisant suivre, et ce malgré des douleurs atroces, une de ces cochonneries à quelques bons contacts. À en croire le texte du dit message, au bout de vingt à trente minutes notre voeu serait sensé se réaliser. Après avoir pesé sur "envoyer" j'ai fixé l'horloge. Et bien quelques 15 heures (environ 900 et quelques minutes) plus tard, niet! Nothing. J'avais encore mal partout. Ben oui, c'était juste ça, mon voeu. Pas être millionnaire, jeune et mince et rencontrer George Clooney et partir avec lui en voilier sur les eaux turquoise des Antilles! Ne-non! Pas ce genre d'idioties-là! Juste ne plus avoir mal au squelette. Péter le feu, quoi! (sauf que formulé ainsi, j'aurais eu peur d'être exaucée littéralement...) Quelle sotte je suis! Si ces niaiseries circulent encore c'est justement parce que ça ne marche pas! Sinon, tout le monde aurait gagné à la loterie, tout le monde aurait rencontré un être merveilleux avec qui partager sa vie, tout le monde serait beau et jeune, enfin... toutes ces imbécilités que les gens souhaitent avoir, ils les auraient déjà!

Alors je puis, sans l'ombre d'un doute, vous dire que la prochaine fois que vous recevrez ce genre de lettre par courriel, vous pourrez la balancer gaiement à la corbeille et peut-être même, aller jusqu'à rayer ce contact expéditeur de votre liste de contacts!

ÇA NE MARCHE PAS, MAUDITE GANG DE CRÉDULES!!!

Le Secret tant que vous voudrez, moi, les souhaits dans le cosmos, j'en ai rien à branler! Même si le Capitaine Cosmos lui-même en personne vient me faire la sérénade, je rassemblerais toutes mes forces pour te me lui envoyer un pied d'honneur dans la constellation de son entre-jambe!

lundi 14 septembre 2009

Ah l'automne, part II

En fait, je me ravise. Je ne les déteste pas, les touristes. C'est juste qu'ils arrivent par autobus bondés, et plusieurs autobus à la fois. Pouvoir "dealer" avec un touriste à la fois serait super, mais toute une meute d'un coup, c'est beaucoup. Et quand ils ont les yeux bridés, bonjour les simagrées!
Mais dans le fond, je suis honorée et fière car la plupart d'entre eux traversent la moitié de la planète pour venir reluquer notre Capitale, notre Métropole, nos baleines dans notre magnifique fleuve, nos jolis villages nichés dans des paysages où il reste encore un peu de nature, et... nos feuilles.

Et parlant des feuilles, ce qui fait que j'adore tant cette saison, je ne peux passer sous silence les souffleurs à feuilles. Dailleurs, les souffleurs à feuilles eux-mêmes, ne peuvent se passer sous silence!
Non mais... faudrait m'expliquer quelque chose là... C'est pas joli, des feuilles? Y a-t'il quelque chose de déshonorant à avoir des feuilles parsemant une pelouse? Est-ce que ça ne fait pas partie de la poésie de cette magnifique saison, d'avoir un tapis de feuilles multicolores sur lequel il est agréable de se traîner les pieds? Hmmm?
Peut-on m'expliquer ce qui me vaut l'honneur d'entendre une de ces infernales machines à chaque fois qu'une feuille quitte la branche sur laquelle elle s'est balancée tout l'été? Et ce, le plus tôt possible le matin, afin que personne n'ait le temps d'être témoin d'une chose aussi répugnante qu'une feuille jonchant un parterre? Non mais tant qu'à y être, pourquoi ne pas passer un aspirateur directement sur les branches! Comme ça, les feuilles seraient ramassées avant même qu'elles ne touchent le sol! Han? Personne n'a pensé à inventer un tuyau d'aspirateur industriel assez long pour ça? De toute façon, bruit pour bruit, ça devrait s'équivaloir... et la honte d'avoir des feuilles mortes sur une pelouse impeccable serait épargnée.
Non mais ça va faire, les malades?
Pis en plus, c'est que ces machines à la con servent aussi durant tout l'été à repousser de misérables brindilles de gazon coupé qui auraient été propulsées par la tondeuse sur un pavé-uni d'entrée de garage, ou sur un trottoir. Kessé??? Ça existe pu, des balais? Ça prendrait pratiquement le même temps, dans un quasi silence, pour faire le même travail! C'est-y rendu démodé, un balai? C'est trop moumoune à leur goût? Pis un râteau, asteure! C'est pas assez techno pour les ti-mononcles, un râteau?

Si ces gens sont rendus trop malades ou trop vieux pour balayer ou râteler... serait peut-être temps de songer à les retirer dans une résidence de ti-vieux. Une belle résidence avec un beau grand balcon tout plein de chaises berceuses dans un endroit paradisiaque à l'ombre d'immenses arbres FEUILLUS, qui a l'automne se dépouilleraient lentement et longtemps, drette sous leurs cataractes, de toutes leurs feuilles que personne ne viendrait ramasser. Gnan! Condamnés à subir le spectacles de feuilles mortes pendant des semaines!
Car après tout, la mort n'est jamais bien loin...


mercredi 22 juillet 2009

De Chose et d'autres...

J'étais assise dans la salle d'attente avec mon livre, entourée de quelques autres patients. Des p'tits monsieurs en jaquette avec leurs bas bruns (ou gris, ou beiges) moulant leurs chevilles à la pilosité à moitié dégarnie par le frottement d'un pantalon durant toute une vie, une chaussure de cuir noir (ou brun, ou tan) lacée ajoutant une touche de ridicule au style incongru du moment. Des médames bien coiffées, elles aussi en jaquette, tenant leur sacoche et leurs effets personnels bien fermement, des fois qu'un pickpocket égaré traverserait la salle d'attente en courant tout en ramassant les sacs à main à sa portée. On est jamais trop prudentes.
Il y avait aussi cette belle mûlatre, les cheveux savamment remontés en un tourbillon de petites tresses, dont quelques unes s'échappaient ici et là. Une beauté. Il y a des ces gens, qui même en jaquette d'hôpital, ont la grâce et la prestance de princes. Quoique juste à penser au Prince Charles, je me dis que l'analogie n'est peut-être pas très appropriée... En tous les cas pour moi, elle avait l'air d'une princesse exotique.

Puis est arrivée Chose. De race blanche, la jaquette pendouillante, les cheveux décolorés en blond cheap, la repousse rayant le dessus de sa chevelure clairsemée et grasse d'un trait sombre qui attirait le regard et le repoussait en même temps. Chose était accompagnée de Machin, son bambin. Un gigotant petit garçon d'environ cinq ans. Mûlatre. La grâce et la prestance lui faisant atrocement défaut.

Chose avait une voix plutôt forte (nous avons pu en mesurer le niveau de décibels bien malgré nous) et, de toute évidence, aucune autorité parentale. Machin était débordant d'énergie. Pas étonnant, car il siffonnait celle de tous ceux qui étaient à moins de trente pieds de lui! Chose était bien évachée sur sa chaise et sa panoplie de sacs sur les chaises voisines. Dans son cas, les pickpockets n'ont jamais traversé son esprit. Machin, lui, est resté assis un trentième de seconde puis s'est mis à attirer l'attention de tous les gens dans son champs de vision.

Viens-t'assir-Machin-fais-pas-ça-Machin-reste-ici-écoute-moé-non-non...

Bon... ça fait trois fois que je relis la même ligne. Pourtant, j'arrive au dénouement de mon roman. Faut croire que Dan Brown n'est pas assez captivant pour me faire ignorer Chose et son Machin.

J'ai-dit-de-pas-faire-ça-Machin-reste-assis-ici-non-fais-pas-ça-kessé-que-j'viens-de-t'dire...

Non mais elle va se la fermer, oui? J'ai envie de prendre Machin et d'aller l'asseoir de force à côté de son imbécile de mère qui n'est même pas foutue de se soulever la masse pour ramasser son avorton!

Viens-manger-un-biscuit-laisse-la-madame-tranquille-non-fais-pas-ça-j'viens-de-t'dire-de-pas-faire-ça...

Ma lecture est foutue. Je continue à fixer mon livre et à faire semblant que ces deux êtres n'existent pas.

Non-reviens-ici-moman-va-se-choquer-là-touche-pas-à-ça-côlisse-de-tabarnak(soupirs)-attends-qu'on-revienne-à'maison...

Je crois que tous les autres patients (qu'est-ce que l'on a bien mérité ce terme!) font semblant de lire, semblant de regarder ailleurs, semblant d'être zen.

Non-laisse-la-madame-tranquille-dérange-pas-la-madame-laisse-la-madame-faut-pas-déranger-la-madame...

J'ai continué de l'ignorer royalement, même si il se rapprochait de moi une chaise à la fois tout en faisant ses simagrées. Pas question que j'accorde la moindre importance à ce petit monstre en posant mon regard sur lui. Ça, non! Une fois rendu sur la chaise voisine de la mienne, il a effleuré la manche de ma jaquette. Je n'ai pas bronché, en espérant que Chose intervienne. Espoir vain...

Non-touche-pas-à-la-madame-on-fait-pas-ça-faut-pas-toucher-à-la-madame-tu-vas-déranger-la-madame...

Ben le p'tit mausus! Comme je ne réagissais pas, il a tiré sur la manche de ma jaquette!

-Non!!! Que je lui ai dit avec l'air le plus bête que je pouvais avoir. Puis je l'ai repoussé deux chaises plus loin.
Pu capable! Non mais...
Pis Chose qui n'a rien fait!

Puis, telle une intervention divine, mon nom a retentit à l'intercom. Le moment était venu d'aller éblouir une technicienne avec mon beau pancréas. Probablement noyé dans la bile, mais bon...

Je me suis éloignée vers la salle d'examen en entendant derrière moi : reste-tranquille-reviens-ici-Machin-moman-va-se-tanner-fais-pas-ça-kessé-j'viens-de-dire-non-touche-pas-à-ça-j'parle-tu-dans-l'vide-moé-là...

Pourquoi les gens comme ça se reproduisent-ils? Pourquooooiiiii? Bou-hou-hou!!!