THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"
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mercredi 2 décembre 2009

Réconciliation

Comme quoi les miracles les plus improbables peuvent se produire à tout moment!
Ce matin, je me suis fais réveiller par le téléphone. Ma patronne au bout du fil me demande si je peux me présenter au travail pour remplacer une collègue malade. Toute conciliante et endormie j'acquiesce.
Et ben, une fois au travail, devinez ce que je constate? Et oui! Un autre autobus de ti-vieux est attendu! Youppi! J'ai bien tenté de m'ouvrir les veines avec un trombone, de me faire hara-kiri avec une cuiller en plastique ou d'avaler la souris de l'ordi, rien n'a fonctionné... J'ai donc dû faire face à mon destin (comme Sissi) avec résignation.
Et bien, tout s'est déroulé sans anicroche. Ça c'est tellement bien passé que c'en est douteux. Ils ont suivi les directives avec une docilité suspecte, et une fois dirigés vers les ascenseurs, je ne les ai plus revus. Fiou!

À moins que... hon... il y avait un ascenseur défectueux...

lundi 30 novembre 2009

Welcome ba-ack!

Après presque deux mois sans travail, je suis enfin retournée au boulot hier. Toute pimpante dans mon uniforme frais et bien pressé. Le cheveux assagi par un brushing de main ferme, le teint rose et le regard clair, j'étais à mon poste à l'heure et tout sourire. Je vaquais à mes tâches avec entrain lorsque j'appris, à mi-journée, qu'un autobus rempli de membres d'un quelconque club de l'âge d'or était en chemin vers l'hôtel et que son arrivée était imminente.

QUOI?!? Des ti-vieux? Oh non pas ça! Pas à moi! Une pleine cargaison de cataractes, de durs de la feuille, de claudiqueux et de ronchonneux embaumant l'antiphlogistine! Nooooon!!! Et je ne peux même pas prétexter un malaise subit et me pousser en laissant la job à des collègues, car je suis seule. Seule et professionnelle. Il doit bien y avoir une solution... je dois trouver une idée... une idée-une idée-une idée... hé merde... c'est pas le bruit d'un moteur d'autobus, là, derrière moi?

Après des heures dont je ne saurais vous décrire toute l'horreur, j'ai terminé mon quart de travail et suis rentrée à la maison le cheveu hirsute, le teint blafard avec de magnifiques cernes foncés soulignant un regard éteint. La vague gérontologique m'a frappée de plein fouet. La routine habituelle, quoi! Les clés, les serrures, les chambres, c'est trop grand, c'est trop petit, c'est où, c'est quand, c'a pas d'bon sens, voir si ça a de l'allure, avoir su j'serais resté chez nous (ben oui, t'aurais dont dû!), etc, etc...

Je suis presque heureuse de ne pas avoir d'autres journées de cédulées cette semaine, parce que je l'ai déjà dans le corps, ma semaine!
Non mais... voir si ça a d'l'allure, avoir su j's'rais restée chez nous!

vendredi 24 octobre 2008

L'âge d'or, qu'ils disent!

C'est qui le smatte qui a trouvé c't'expression pour parler de nos bons vieux?

Âge : oui.
Or : ? (dents en or? alliances en or? Visa or? Quoi???)

Sont arrivés, à 15 minutes d'intervalle, 2 autobus remplis à pleine capacité, de ti-vieux qui sont venus prendre du bon temps et fêter Noël à l'hôtel aujourd'hui, en fin d'après-midi. Juste 45 minutes avant la fin de ma journée de travail.

Premier autobus :

Je me plante à l'entrée du lobby, tout sourire, pour les accueillir. Mon but est de les diriger vers l'ascenseur qui les mènera à leurs chambres. Aussitôt les pieds dans la place, ils ne sont que questions et inquiétudes.

-C'est où, ça, c'te chambre-là?
-Mon dou, c'est dont ben loin, c't'ascenseur-là!!
-Y'a tu des marches, ici, parce que moi, j'aime pas ça, les ascenseurs?
-C'est où, qu'on va avoir notre party?
-Comment ça se fait qu'on descend, au lieu de monter?

Et je les accompagne presque tous vers leur chambre...

-Aôn, c'est dont ben loin!
-Ah ben moé, j'va rester dans ma chambre toute la fin de semaine, parce que j'va me pardre, dans c't'hôtel-là!
-Moi, j'avais demandé une chambre proche des ascenseurs, parce que j'ai de la misère à marcher...
-M'a jamais me r'trouver là-d'dans!

Pas aussitôt remontée au lobby, que v'là t'y pas un autre autobus tout aussi plein que le premier.

Tout sourire devant la porte, j'accueille ce 2e groupe...

-Bâon, c'est où, c't'ascenseur là?
-Moi, j'ai peur dans les ascenseurs!
-Mon dou, c'est dont ben grand, ici!!
-Comment ça, on descend!?!

Le toupet un peu écrasé dans le front, je reviens vers le lobby.

Des p'tites madames du premier groupe sont agglutinées au comptoir de la réception.

-Ben là, ç'a pas de bon sens, on est deux, pis y'a rien qu'un lit, dans la chambre! C'est quoi c't'affaire-là, on veut pas dormir ensemble, c'est pas ça pantoute qu'on avait demandé, on veut d'autre chose que ça!

Je farfouille dans l'ordi pour voir quelle sorte de réservation elles ont...

-Mais, mesdames! Vous avez une suite sur deux étages, avec 2 chambres!! Il faut descendre l'escalier et vous allez voir un salon et une autre chambre!
-On en veut pas, de salon, on veut deux lits!!!
-Oui, vous avez 2 lits, un lit par chambre!
-C'est quoi, c't'affaire-là, j'ai jamais vu ça une affaire de même, on a pas besoin d'un salon, on veut une chambre avec deux lits!!
(narines nerveuses, veines sorties dans le front, toupet complètement effouerré, mâchoires un peu serrées...)
-Je vais vous accompagner à votre suite, pour vous montrer...

Une fois sur place (belle chambre, belle vue)

-Bon... vous descendez cet escalier
(on descend toutes l'escalier)

-Ici, c'est le salon. Puis là, derrière cette porte, c'est la deuxième chambre.
-Ouin, mais on veut pas monter pis descendre pour aller aux toilettes!
-Vous avez une salle de bain à chaque étage.

Entre elles...

-Aôn, ok...
-Ouin, c'est pas mal beau, icitte!
-Moé, j'va prendre c'te chambre-là, parce que j'ai d'la misère à marcher.
-C'est ben beau, moé j'va prendre celle d'en haut...

Ouf!

-Bon, et bien je vous laisse vous installer, et vous souhaîte un excellent séjour!!

Retour à la réception pour retrouver d'autres membres du groupes agglutinés au comptoir.

-Nous autres, là, on a rien qu'un lit pis c'est pas ça qu'on a demandé...

Et c'est reparti!!

Finalement, la prochaine fois, faudrait les placer à quatre dans une chambre avec 2 lits!

Une suite, ça fait peur. Un ascenseur, ça fait peur. Un corridor, ça fait peur. Une serrure magnétique, ça fait peur.

C'est ça, l'âge d'or?
C'est là, qu'on s'en va?

Bâtard!! C'est qui, qui a décidé ça?
Parce que moé, c'est pas ça, que j'ai demandé! J'ai peur de m'pardre! De quoi j'va avoir l'air, rendu là? M'as-tu avoir peur d'avoir peur, moi aussi? M'as-tu me mettre à fêter Noël en octobre? C'est quoi, c't'affaire-là?

vendredi 10 octobre 2008

Allô la délicatesse!!!

Outre les japonais, l'hôtel accueille aussi des groupes pour des congrès de compagnies diverses. Il y en avait justement quelques-uns cette semaine.
Et il semble qu'après avoir passer toute une journée dans une salle de conférence à se faire stimuler la compétence, le besoin de s'épivarder un peu se fait sentir. Certains vont à la piscine ou au centre sportif, d'autres vont marcher dans les environs, et d'autres vont s'asseoir au bar. Du nombre de ceux qui ont choisi le bar, l'envie de swinger un peu plus fort et de reluquer la jeunesse locale les pousse parfois à vouloir sortir dans les environs.

S'est donc amené à la réception un groupe de mâles dans la quarantaine et à la sobriété vascillante, pour se faire suggérer des bars à proximité. C'est sur fond de rires épais, de brassage de p'tit change et de discussions à très haute voix dont le niveau intellectuel était inversement proportionnel à leur taux d'alcoolémie, que le "leader" du peloton est venu demander ses précieux renseignements.

Le seul endroit que je pouvais leur suggérer est fermé le jeudi soir.

C'est là que Moron 1er a dit:

- Ouais, ça doit déjà faire 2 ou 3 jours que vous avez arrêter de sortir, vous, hein?
- ... (bouche pincée et narines frémissantes)
- Hé,hé,hé!!
- ...

Ma position de l'autre côté du comptoir ainsi que mon uniforme aux couleurs de l'hôtel m'ont empêché de lui répondre...

- C'EST PARCE QUE J'AI AUCUNE ENVIE DE RENCONTRER DES MORONS!!!!

Non mais... arrgh!

vendredi 3 octobre 2008

Le poids des feuilles

Ah c'est vrai, j'ai un blogue, moi!!! Hum...

Et bien et bien, depuis ma dernière intervention ici que s'est-il passé, hein?
Allez, un p'tit effort!
Bon ok, je vais vous le dire, ce qui s'est passé. Et bien voilà...

Un beau jour, le vent s'est levé et s'est mis à tournoyer autour des arbres. Il les frolait et passait ses doigts entre les feuilles toutes échevelées par son action tout en sussurrant des choses que je n'oserais répéter ici, mais qui eurent pour effet de faire rougir de honte (ou de plaisir) tous les arbres de la région. Pauvres feuilles naïves. Elle n'apprendront bien jamais! Ce grand vent fou leur fait le coup à chaque année, mais comme elles sont nées du printemps, elles n'ont pas la sagesse de l'expérience. À preuve, tous les conifères, eux, ne se laissent pas impressionner par ce vent narquois, si violent puisse-t'il devenir.

Tourque, le paysage tout autour a drôlement changé en quelques jours. Et c'est la mâchoire pendante et les yeux écarquillés que je me rends au travail à chaque jour. Parfois, au détour d'une courbe ou en haut d'une butte, je ne puis retenir un cri d'émerveillement. Oh, j'aurais dont dû apporter ma caméra ce matin et vous filmer mon petit trajet (une autre fois, peut-être...) sur cette belle route de campagne que je découvre à chaque fois que je l'emprunte.
Impossible de me lasser de ce trajet pourtant familier mais toujours différent. J'en ai le coeur qui s'emplit de gratitude et de reconnaissance. Une espèce d'expérience mystique qui me rend toute sentimentale. Et oui, je suis faite comme ça, moi. Un gros film d'amour va me laisser de glace, ennuyée ou enragée, mais un rayon de soleil sur un bosquet ou des nuages au dessus des montagnes vont me faire fondre le coeur...
Que voulez-vous! Comme dirait J.C. (pas Jean-Coutu-mon-ami, ni Jésus, mais l'autre, là...)

M'enfin... de feuilles en aiguilles de pin, je voulais en venir au pouvoir que peut exercer ce subit et bref changement dans la gamme chromatique de nos paysages. C'est que ces jours-ci, à l'hôtel, nous arrivent des autobus desquels débarquent des groupes de petites personnes aux yeux bridés, une caméra au cou. Ces personnes arrivent de l'autre côté de la planète pour voir NOS feuilles, et souvent, l'autobus arrive de soir alors que le soleil est en train de se lever dans leur pays. Normal, ils viennent du pays du soleil levant!
Et ces gens se dirigent directement à leur chambre sans avoir rien vu du paysage en arrivant à destination. J'ai expliqué à une guide extasiée devant une photo de notre hôtel sur fond de couleur d'automne, que ce serait exactement ce qu'elle verrait en se levant demain matin! Je n'étais pas de service le lendemain matin, mais j'ai imaginé ces personnes comme des enfants par un matin de Noël.

Après la théorie du battement d'aile d'un papillon, on pourrait se pencher sur celle du rougissement d'une feuille!

jeudi 26 juin 2008

Ah, la jeunesse!

Je viens de terminer un blitz de trois jours de travail, qui ce sont achevés sur un bal de graduation d'une école secondaire de la région.

Qu'est-ce qu'ils étaient beaux à voir, ces jeunes qui d'ordinaire rivalisent de vulgarité et de médiocrité dans leurs atours (bon yenne, que ces paroles font matante!!!). C'est vrai, non?
Bon... si je me rapporte à mes 17 ans, je n'étais peut-être pas d'une élégance classique, je dirais plutôt granola portée sur le confort, mais je faisais tout de même quelques efforts de coquetterie sans jamais, au grand jamais, tomber dans la vulgarité. Ça, non! Ce qui ne m'a jamais mis à l'écart des regards soutenus de la faune masculine de l'époque.
Pas besoin de mettre tous ses appâts à la vue, pour pogner son poisson! À mon avis, ce sont les crapets, qui mordent à cette hameçon...

Toujours est-il, que le lobby s'est rempli d'une jeunesse bruyante et épatée de se voir si belle en ce beau soir. Les jeunes hommes en smoking, d'autres portant avec panache de beaux pantalons blancs crème à plis tout droit sortis des années cinquante, avec bretelles et chapeau gangster assorti. Wouh! Et que dire des ces belles jeunes femmes. Elles portaient toutes des robes de princesse et des sandales de Cendrillon. Coiffées comme elles ne l'ont probabement jamais été, plusieurs d'entre elles, avaient une classe folle! Bon ok... certaine robes faisaient très kitch. Pour ne pas dire cheap. Mais dans l'ensemble, c'était assez impressionnant!
Je n'ose imaginer ce que les parents ont dû débourser!

Tourque, de les voir si beaux, cela m'a presque réconciliée avec l'espèce!

Jusqu'à un certain moment donné, lorsqu'un petit groupe est sorti de leur salle de réception pour aller fumer à l'extérieur, et qu'une princesse retardataire, courant sur ses talons hauts pour rejoindre ses amis, les longues mèches de cheveux savamment coiffées au fer volant sur ses épaules dénudées, s'écrie: Heille tabarnak, j'ai oublié mes cigarettes en d'dans, m'en donne tu une, man?

Ouf!... le charme s'est rompu.
Manquait plus que la grosse limousine blanche, ridiculement longue, se change en citrouille.

mardi 27 mai 2008

Entéka...

"Entéka" dit-elle la bouche plissée et tellement pincée, que ça avait l'air d'un anus.

Je ne sais pas ce qu'il y a dans l'air ou l'eau de la région d'où il venaient, mais on aurait dit qu'ils participaient à un concours de chiâlage! J'ai l'impression qu'ils se sont crinqués tout le long du trajet, dans l'autobus qui les menaient à l'hôtel.

Avez-vous déjà vu ça, vous, se plaindre parce que la chambre est trop grande? Faut tu vouloir chiâler, rien qu'un peu? Pis les clés magnétiques fonctionnent juste quand je me déplace jusqu'à leurs chambres pour essayer les serrures... quand ils sont laissés à eux-même, les clés cessent mystérieusement d'ouvrir leurs portes. Me semble... Pis faut pas leur dire comment faire, ça les insultent!

Si ce n'était de mon sens de l'éthique doublé d'un professionnalisme distingué à toute épreuve, les femmes de ménages retrouveraient des dentiers et des montures de lunettes incrustés dans les murs.

Emmenez-m'en, des groupes de l'âge d'or! Je me suis endurcie, aujourd'hui.

Entéka....

mardi 29 avril 2008

Comme dans mes vieilles pantoufles

Première journée de travail accomplie! C'est un retour dans la société, un retour sur un payroll, un retour sur les rails de la productivité. M'enfin... je ne travaille quand même pas sur une chaîne de production, mais je dois tout de même faire avancer la cause de l'employeur.
Je suis ramasseuse de besoin canin attitrée!
Ben non! C't'une farce!
J'ai été réengagée par mon ancien employeur. Accueillie à bras ouverts. J'ai réintégré mes fonctions comme si il n'y avait pas eu douze mois de passés. Tout juste comme si je revenais de deux ou trois semaines de vacances. Étrange, n'est-ce pas, comme le temps est élastique? Il y a pourtant eu, durant ce laps, des deux ou trois semaines qui m'ont paru durer un an!

Sauf que... faut croire que le temps a eu le temps (si je puis m'exprimer de la sorte) de faire sa marque sur ma personne, car les quelques nouvelles employées que j'ai rencontré aujourd'hui me VOUVOIENT systématiquement. J'ai eu beau faire des menaces, les ignorer, les regarder dans les yeux en lançant des éclairs du regard, rien à faire, c'est plus fort qu'elles. Tout au plus, m'ont-elles voutoyer. Parfois tuvoyer.
Non mais j'ai tu l'air d'être ma grand-mère!?! Pfff... pimbêches! Donc, moi aussi d'abord! À partir de demain, je les vouvoierai toutes. Même si elles n'ont même pas terminé l'école! Hé, qu'on va se respecter!
Non mais...

jeudi 8 mars 2007

La relâche

J'ai déjà mentionné que je travaille dans un établissement hôtellier d'une belle région touristique du Québec?

On a l'occasion d'en voir du monde. Pis de toute les sortes!

Mais là, c'est le temps des relâches scolaires (anciennement: semaine d'étude). L'emploi du mot "relâche" est très significatif. C'est prit au sérieux. Ça frise le free for all.
C'est peut-être une idée que je me fait, mais on dirait que les parents ne sont vraiment pas habitués d'avoir leurs enfants tout à eux plusieurs jours de suite.
Ou bedon ils sont aussi en semaine de relâche. Relâche d'autorité, relâche d'éducation, relâche des principes de base des bonnes manières.

Si c'est ça, des vacances en famille, ben c'est tout sauf reposant! Pour eux d'abord et pour les autres!

Ça donne une clientèle sur le gros nerf, au bord de l'exaspération, qui ont besoin de toutes sortes de choses "tout de suite!" parce qu'ils ont des enfants avec eux et qu'ils ne savent pas quoi faire pour les faire patienter.

Qu'est-ce que ça donne d'arriver à 2:00 de l'après-midi si les chambres sont prêtes pour 4:00? Qu'ils aillent jouer dehors, faire de quoi au lieu de rester dans le lobby avec une marmaille impatiente et braillarde. C'est des vacances, après tout!
Ça donne rien de venir demander aux 15 minutes si la chambre est prête!

Ah, ça fait du bien d'en parler... s'cusez moi.
J'peux bien me relâcher, moi aussi!