THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

mercredi 12 septembre 2007

DREAMGIRLS

Salut les quidams!
Ha! quelle meilleure soirée vidéo. Tout un survol de l'évolution de la musique afro-américaine R&B, soul, mowtown, funk et disco. J'ai jamais aimé le disco, mais c'est pas grave... ils n'ont pas forcé la note!
Je me suis fais ramoner le tympan pendant plus de deux heures de voix noires pleines de groove et me suis rincé l'oeil de tous ces beaux costumes et reconstitutions de décors des années '60 et '70.

Beyoncé Knowles est certes très belle, mais Jennifer Hudson, produit d'American Idol, est incontestablement très, très bonne. Aussi bonne actrice que chanteuse. Et c'est pas peu dire. En fait, j'ai l'impression que c'est elle qui portait le film. D'ailleurs, elle s'est mérité un oscar comme meilleure actrice de soutien pour ce rôle.

Bref, c'est le reflet d'une époque et d'un milieu où les magouilles de gérants d'artistes passent avant l'aspect humain. Rien de nouveau de ce côté, on a vu ça cent fois, mais ça reste un film intéressant pour qui s'intéresse un tant soit peu à toute cette musique qui a tant influencé les artistes des années '70 jusqu'à aujourd'hui.

mardi 11 septembre 2007

"Une comédie romantique efficace"

Voilà ce qu'il y avait d'écrit à l'endos du boîtier du dvd : "Une comédie romantique efficace, où brille Marion Cotillard."


Efficace pour :
  • Avoir envie de laver ses planchers au lieu de terminer le film tranquille?

  • Préférer tricoter en écoutant distraitement?

  • Se décider à trier ces centaines de photos prises depuis des mois et des mois?

  • Penser à faire son testament?

  • Trier mes bas par groupes de couleur?

Je viens de me taper Toi et Moi, La vie est un roman-photo mettant en vedette Marion Cotillard qui m'avait littéralement jeté par terre dans La Môme et Julie Depardieu que j'aime bien en général.

Si je prends la peine d'en parler c'est uniquement pour rendre service au reste de l'humanité. Du moins au deux ou trois quidams qui s'attardent sur ce blogue. Ne louez pas ce film. Évitez ce navet. Il n'y a rien, même pas un petit deux secondes d'intéressant. Ni au niveau de l'histoire qui est n'importe quoi, une partie comédie nounoune et l'autre dramatique que l'on a tenté d'amalgamer en un tout boiteux, ni au niveau de la trame sonore, ni au niveau des dialogues. Rien, rien, rien qui vaille la peine. Nul. Au bout de dix minutes je me cherchais quelquechose d'autre à faire. Mais consciencieuse comme je le suis j'ai enduré jusqu'au bout, juste pour voir ces deux actrices que j'aime, et jusqu'au bout je me suis ennuyée. Voilà. Si après ça vous allez louer ce bide, vous aurez vraiment mérité votre belle soirée plate!

Qui l'eût cru

Sont-ce les médicaments? Me ramollirai-je du ciboulot? Je ne trouve aucune explication logique.
Ce weekend j'ai syntonisé le canal disse. TVA. Et me suis tapée le spectacle de Lise Dion en deux soirs. Ben à ma grande surprise, j'ai ri. J'ai même trouvé ça drôle. Ouais, des sons exprimant la joie sont sortis de ma cage thoracique. Jusqu'à des larmes de rigolade qui ont coulé sur mes joues. Me semble même m'être tapée la cuisse à une ou deux reprises.

De quessé? J'ai trouvé un humoriste drôle? Moi qui les exècre tous autant qu'ils sont. Je les ai toujours trouvé épais comme c'est pas possible. Il y a juste Daniel Lemire et Yvon Deschamps qui me font rire intelligemment. Ben oui... j'aime rire mais pas pour rien. Mais la Dion, là, elle m'a eue. Moi qui la soupçonnais de vulgarité. Bien sûr, son humour s'adresse à la masse, aux clients de Club Price et aux gens ordinaires mal assortis. Y'a pas d'effort intellectuel à faire pour apprécier les subtilités de son discours, mais elle met le doigt sur tout ce qui compose les aléas de la vie tout en exagérant le ridicule de chaque situation. Elle m'a surprise.
Ouais, vraiment, qui l'eût cru...

Voici deux extraits où elle se laisse aller à la chanson :

D'la frange (Éric Lapointe)





Le sucre à la crème (Céline Dion)

lundi 10 septembre 2007

Un cordon s'est rompu

Peu importe la nature de la relation, fut-elle harmonieuse, houleuse, tendre ou violente, reste que c'est la première, l'initiale et par conséquent la plus déterminante pour le reste de notre vie. C'est la seule que nous n'ayons pas choisi.

Puis soudain, un beau jour, la vie nous place face à l'inéluctable.

Ne reste que les souvenirs de cette relation qui tapissent les murs de notre subconscient et éveillent une foule de sentiments des plus divers ou, selon notre capacité de refoulement, une apparente absence d'émotion... mais de l'indifférence, sûrement pas.

Cher Bruno, puisses-tu passer ces moments difficiles dans la plus grande sérénité. Mes pensées t'accompagnent comme des petits esprits bienveillants et je suis de tout coeur avec toi.

samedi 8 septembre 2007

Ben oui, j'ai le pied un peu long...

Linoue portait réflexion dernièrement au sujet de l'image que l'on projette. La façon dont nous sommes perçus par l'entourage et les étrangers par rapport à ce que nous croyons projeter comme image.
Une image, ça se travaille. Un style, ça se développe. Il y a tout un code vestimentaire à établir afin d'espérer être perçu tel que nous croyons être. Mais parfois notre propre corps refuse de se plier à ces facéties superficielles pour en jeter plein la vue.

Exemples :

  • Comment avoir la chevelure d'une lionne langoureuse quand on a que des p'tits poils fins et lisse sur le crâne? On porte des perruques? Pouah! Adieu look fauve aguichante
  • Comment espérer avoir la grâce ingénue d'une Audrey Hepburn quand on mesure 5'11" et pèse 300 lb? Adieu look de biche gracieuse
  • Comment avoir le look bcbg d'une Carole Bouquet quand on a le visage rond comme une lune, des cheveux de lionne et que l'on mesure 4'11"?

En ce qui me concerne, j'ai fait le deuil d'une foule d'éléments empêcheurs de tourner en rond au niveau de l'image que j'aurais aimé avoir. Mais il y a un point que je ne digère pas encore après toutes ces années d'existence.

Mes pieds.

Peu importe le look que j'aimerais, ces pieds qui sont miens ne me permettent pas la chaussure qui dévoilerait le fin fond de ma personnalité. Je n'ai jamais pu porter de talons haut, de sandales sexy, de bottes de cowboy, de jolies petites ballerines d'ingénues. Non, rien de tout cela. J'aurai traversé cette vie chaussée de vulgaires galoches informes achetées juste pour le fait qu'elles ne me sortaient pas des pieds au premier pas. J'aurai foulé le sol de cette planète en godasses sans style parce que la majorité des gens ont le pied large et que mon pied fin et délicat n'a jamais trouvé sa chaussure. Je suis la Cendrillon de cette planète.

Alors à quoi bon acheter jolies petites robes, pantalons yéyé ou jupes longues quand une vulgaire paire de savates en sera le complément? Adieu look étudié.

Ce qui m'amène à placer cette vidéo avec Marc Labrèche qui m'a interpellée au moment de sa diffusion l'année dernière à la cérémonie des Jutra.

jeudi 6 septembre 2007

Incartade citadine part III

Volet musical : A Fine Frenzy, Amy Winehouse, Abbey Lincoln et Intakto

Non, je ne me suis pas tapée quatre spectacles en 48 heures, mais bien quatre CD. Vivons selon nos moyens!

A Fine Frenzy
Déjà mentionné il y a quelques billets de celà, j'ai pu mettre la main sur leur CD et j'en suis ravie. Un beau produit homogène, un univers qui me plaît. Rien qui brasse la cage, mais plutôt un univers enveloppant et intimiste, une voix qui me parle...



Amy Winehouse

Belle découverte. Quelquechose qui rappèle les débuts de Tina Turner ou Cher. Du pop-yéyé-rythm & blues d'écorchée vive. J'adore.





Abbey Lincoln


Une autre découverte. Du blues-jazz à la Ella Fitzgerald. Sympathique et agréable. J'ai hâte de l'écouter plus attentivement.




Intakto
Ben alors là, je me suis laissée aller. Un genre hybride entre le tango et le tchikapou teinté de couleurs tziganes avec un petit son de violon qui plane sur pratiquement chaque pièce. Dépaysant pour des québécois!

Incartade citadine part II

Volet cinéma : Roman de Gare

Je suis allée voir le dernier Claude Lelouch. Bon moment de cinéma. Surtout parce qu'à des années lumières de ce qui fait chez nos voisins du sud. C'est-à-dire pas de tape à l'oeil, pas de cul, pas de nunuches et monsieur muscles, pas de superficialité et pas d'exagération. Juste du cinéma. Une histoire, des sentiments et des acteurs qui valent le déplacement. Quand je dis sentiment, je ne parle pas d'histoire d'amour à l'eau de rose dont on devine la fin dès le début du film, je parle de toute la gamme des sentiments. Beaux ou laids.
Une histoire intéressante à cheval entre le polar, le mystère et la vie terre à terre de gens simples. Jusqu'à la fin, nous ne sommes sûrs de rien.

Ma révélation est Audrey Dana. Hyper convaincante dans son rôle de supposée midinette. C'est sûr que je vais suivre avec attention la carrière de cette belle actrice. Les prestations de Fanny Ardant et Dominique Pinon (l'espèce de jaloux névrosé dans Amélie Poulin) sont aussi à souligner.

Incartade citadine

La santé et le moral étant au rendez-vous, une urgence d'être près d'un ami précieux et de voir quelquechose de stimulant c'est fait sentir... Ne faisant ni une ni deux, dans la grand'ville je me retrouve.

Et c'est à l'exposition d'Emily Carr au Musée des Beaux-Arts de Montréal que nous avons traîné hernies lombaires, ostéoporose et poumons en sursis! Nous avons clopiné d'une oeuvre à l'autre en échangeant nos impressions parfois mitigées, parfois unanimes y allant de ce qui nous emballait à ce que nous jugions offensant pour nos regards amateurs!




Somme toute une très belle exposition, généreuse par l'abondance des oeuvres et la variété. C'est toujours un privilège d'avoir l'occasion de se plonger dans l'univers artistique de quelqu'un, que l'ensemble de l'oeuvre nous plaise ou non.

On nous y a présenté ses premières oeuvres, celles de son séjour en Europe, ces études et expérimentations. Tout un cheminement au service de la peinture et de la nature. Toute son oeuvre est une chronique de l'ouest canadien, du mode de vie des autochtones de l'époque ainsi que de l'exploitation forestière acharnée qui a défiguré ces grands espaces majestueux.

Bref, belle exposition + bonne compagnie = plaisir!


lundi 3 septembre 2007

Coup de coeur musical

A Fine Frenzy.

Trio californien qui a charmé le public de Rufus Wainwright ce weekend en entamant la première partie du spectacle de celui-ci. J'avoue que je ne me serais probablement pas déplacée pour Rufus, mais si A Fine Frenzy vient donner un spectacle dans le futur, il y a de fortes chances que je me retrouve dans la salle.

Depuis ce weekend, j'écoute quelques uns de leurs titres sur myspace.com et j'adore cet univers de douceur et d'intensité.

Et qui dit que la tristesse est déprimante?



C'était pas beau, ça? Quelle grâce, quel talent... c'était Almost Lover de leur cd One Cell in the Sea.

dimanche 2 septembre 2007

Moment de bonheur

Comment décrire un moment parfait... ces moments que l'on voudrait imprimés dans notre mémoire jusqu'à la dernière réminiscence de celle-ci. Comme une collection de petits flashes de félicité. Le diaporama que l'on voudrait revoir au dernier moment de notre existence, les dernières visions en rappel de cette vie qui fut nôtre avant d'aller se dissoudre dans le grand néant...

Un de ces moments dont je voudrais me rappeler dans tous ses détails, c'est bien cette belle promenade de cet après-midi dans la forêt. D'ailleurs, probablement que cet ultime diaporama sera constitué en grande partie de ces promenades, panier à champignons à la main, l'odeur de la terre et de la mousse humide dans les narines, les yeux éblouis par les reflets du soleil dans le feuillage de tous ces géants bienveillants, ces gardiens de la vie sauvage, des gros mammifères au plus petit être rampant sur son sol.

Ce sont des instants de communion avec l'essence de la vie, de paix intérieure incroyable. Comme une grosse vague d'amour qui submerge le coeur. Ça frise l'expérience mystique. M'enfin... quand bien même essaierai-je décrire cela, c'est peine perdue. Il faut vivre ces moments pour en comprendre leur intensité.

Donc, ce moment de félicité fut rendu possible par mon corps qui acceptait, sans rouspéter, de me mener où bon je voulais, mes poumons qui permettaient de laisser passer cet air vivifiant sans broncher et aucune douleur où que ce soit. Ce qui m'aurait semblé impossible il y a seulement une semaine.

Comme un gros cadeau.















Et qui c'est qu'c'est qui a mangé une grosse poêlée de chanterelles communes, de vesses de loup, de bolets et lactaires délicieux?
Hein?

C'est Road Runner transfiguré!













Une autre réalisation Ticklebear Studio!