THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

samedi 17 mai 2008

Fais-moi mal

J'entr'ouvre la porte et le vois. Sa belle tête aux tempes grisonnantes, le regard penché sur un quelconque document, les cheveux courts dévoilant au regard cette nuque forte et basanée. J'entre dans la pièce et son regard clair se tourne vers moi, son sourire m'accueille. Je le sens complètement disponible, à l'écoute, comme si tout ce qui se trouvait dans la pièce venait de s'évaporer, de disparaître sous la lumière intense de ces yeux-là.
Je m'allonge sur le lit et il s'avance vers moi d'une démarche calme, sa longue silhouette aux épaules athlétiques, le dos droit et musclé. Il vient s'installer sur un petit fauteuil au pied du lit et me prend le pied droit entre ses mains douces. Il caresse délicatement les articulations triture un peu les orteils ajustant pressions et frottements tout en lisant sur mon visage tout ce que je n'oserais exprimer tout haut.
Divin... ce moment est... trop parfait... trop... aïe! hi,hi,hi...
"Je vais vous faire deux injections ; une dans l'articulation, et l'autre entre les orteils."

De yousseké mon marteau, donc, que j'm'estropie l'autre pied juste pour y retourner!

vendredi 16 mai 2008

Commérage sur le voisin

Ben figurez-vous donc, qu'aujourd'hui, j'ai surpris le licheux d'entrée de garage à l'oeuvre. Ben oui, chose... je tourne le coin pour me rendre au centre-ville (la rue principale dans ce cas-ci), pis j'apperçois c't'insignifiance, les culottes remontées jusqu'en dessous des bras, les bas à l'air, toujours son casque protège-oreilles sur sa tête d'ahuri car il a en main le tuyau d'un puissant aspirateur de style industriel.
Puis là, je suis sûre que vous vous dîtes "ouin, yé pété ben raide, le bonhomme, pour passer l'aspirateur sur son driveway!". Ben c'est pire que ça, les amis... j'ai vu de mes yeux vu, des pierres de son pavé uni gisant en tas à ses pieds. Pis lui, il passait l'aspirateur dans les trous où étaient placées ces pierres...
IL PASSE L'ASPIRATEUR EN DESSOUS DE SON DRIVEWAY!!!

C'est tu assez fort! Trouvez-m'en d'autres, des pareils!

jeudi 15 mai 2008

Laissez-moi encore chanter

Que j'en voie encore, me dire de me taire ou bien faire des grimaces de faces de totem lors de mes envolées vocales!

Il y a des gens qui se sont déplacés et ont fort probablement déboursé de la belle argent, viande à chien, pour entendre ceci:


Moi aussi, j'peux plumer les corneilles qui me réveillent chaque matin pour me faire des beaux poignets de robe de chambre pis vous enfiler une en arrière de l'autre toutes les tounes que je connais! Ben oui! J'ai cette générosité là, moi! Pour pas trop cher, à part de d'ça!

Et dans une suite logique (car la logique, c'est mon point fort), je vous colle cette autre vidéo, en apparence aux antipodes, mais pas tant que ça après tout, vous verrez...

À vrai dire, puisque je vous dois tout de même un minimum de sincérité, je plumerais volontiers quelques blanche colombes et jeunes cygnes, pour me vêtir de leurs atours, moi aussi, si j'avais le talent de cet autre monument de la chanson.

Ce qui m'amène, toujours dans ma ligne logique, à me poser ces questions : Où sont les grands talents d'aujourd'hui? Qui sont nos vraies vedettes de la chanson de nos jours? Hein? Celles qui ont la chanson dans les veines, celles qui peuvent nous faire brailler en deux ou trois notes bien garochées. Hein, hein? De ousse kessé? Thibert? Boulay?

Aujourd'hui, on fait du joli. Du cute. De l'audiblement correcte. Y'en a pas une maudite qui pourrait porter la plume avec autant de panache puis nous faire voyager aussi loin, sur les ailes de sa passion!

C'est ben simple, ça me fout les bleus. Pis même dans cet état, je reste d'une logique implacable...
Juste pour achever de planter mon clou :

Allô? Êtes-vous encore là?

Après une telle dernière note, toutes les plumes se seraient envolées! Je commence à être un peu de l'avis de ceux qui disent qu'à un certain moment donné, il faut savoir se retirer... dans la dignité, si possible... Trop, c'est comme pas assez... Beurre, mais beurre égal... C'est triste, mais toute bonne chose a une fin... Après la pluie, le beau temps... oups! pas rapport.

mercredi 14 mai 2008

Surmenage

Ouf!!! Je me relève a peine d'une grippe "musculaire" (verdict de Dr Meuman). Loin de moi l'idée de mettre en doute les connaissances accumulées tout au long d'une vie de mère, mais... le mot : musculaire, là là... appliqué à ma frêle personne... pas sûre... y'a quelque chose qui ne fonctionne pas.
Mais la grippe, par contre... elle, je l'ai trouvé musclée!! Et je sens que c'est pas fini, mais le volet "squelette broyé", celui durant lequel le simple fait de prendre une douche est comme recevoir une rafale de projectiles, semble terminé. Ce qui me fait un peu paniquer, c'est l'oppression au niveau des poumons... hé, que je ne voudrais pas retourner à la case départ. La case sur laquelle je me trouvais il y a exactement un an...

Ça doit être le surmenage!! J'ai travaillé un jour, la semaine dernière. Si ça a du bon sens, de se démener de la sorte!
Car ce n'est quand même pas deux ou trois 5 à 7, deux soupers entre amis pis un brunch en famille qui m'ont mis sur le carreau!

Pis là, je retourne travailler demain. Un autre beau 7,5 heures cette semaine aussi.
Qui sait dans quel état je vais sortir de là... Je me vois déjà, en train de ramper jusqu'à la voiture, sur les petites roches du stationnement.

Oh, my! J'devrais peut-être distribuer des petites cuillers pour qu'on puisse me ramasser.
Un burn out est si vite arrivé.
Aurais-je seulement la force d'écrire à nouveau sur ce blogue?
Je suis finie.
Une vieille peau sans muscles.
À quoi bon-je...
Me reste-t'il des tylenols?
J'aime Jean-Coutu pis Jean-Coutu m'aime (au fait, depuis qu'on me diagnostique toutes sortes de maladies, ils ont fait plusieurs rénovations, chez PJC... ils devraient au moins me remercier!)


Un 5 à 7 en fin de semaine? Ah ben... me semble que ça va un peu mieux, là. Laissez-moi vérifier mon agenda...

mercredi 7 mai 2008

Hé taxi!!!

Y'a rien comme une belle ride en taxi et un chauffeur loquace pour vous faire découvrir une ville sous un jour nouveau. La vraie ville. Pas celle des touristes, mais celle du vrai monde.
Et vous pouvez embarquer à bord, de façon virtuelle, sur le site de Metropolis pour en découvrir quelques unes, dont Montréal, à bord du taxi de Pierre-Léon, auteur du blogue "Un Taxi la Nuit" que je lis depuis belle lurette et que je vous recommande chaudement.
Montréal et sa "faune" y sont décrits avec amour et humanisme. Un grand sensible que ce chauffeur, et un grand bonheur de lire ses récits.

Pour ceux qui ont des notions de mandarin, d'espagnol, d'italien, de russe et j'en passe, vous pouvez visiter plusieurs villes du globe. De toute façon, c'est sous-titré en néerlandais, alors...
Mais comme la ride est gratuite, on va quand même pas se plaindre!

mardi 6 mai 2008

Ressourcement



Désolée de vous avoir négligé durant quelques jours, mais après une première semaine de travail acharné (bon ok... trois jours) j'ai senti le besoin de me ressourcer pendant quatre jours dans la nature. Et manger du crabe des neiges chez des amis, en Gaspésie, avec mes "chums de filles", m'a semblé tout indiqué pour faire une coupure dans la routine du travail. Après tous mes déboires, faudrait quand même pas risquer le burn out!

Quel ne fut pas mon plaisir de retrouver ce fleuve le long de la route 132 et surtout, ô bonus, les grandes oies blanches partout dans le ciel et sur les battures. Ci-joint une de mes innombrables photos avec le Mont Ste-Anne en arrière plan, de l'autre côté du fleuve.

Et le crabe fut excellent, et les amis chaleureux.
Et comme le chantait Sacha Distel quand j'étions mioche :

mardi 29 avril 2008

Comme dans mes vieilles pantoufles

Première journée de travail accomplie! C'est un retour dans la société, un retour sur un payroll, un retour sur les rails de la productivité. M'enfin... je ne travaille quand même pas sur une chaîne de production, mais je dois tout de même faire avancer la cause de l'employeur.
Je suis ramasseuse de besoin canin attitrée!
Ben non! C't'une farce!
J'ai été réengagée par mon ancien employeur. Accueillie à bras ouverts. J'ai réintégré mes fonctions comme si il n'y avait pas eu douze mois de passés. Tout juste comme si je revenais de deux ou trois semaines de vacances. Étrange, n'est-ce pas, comme le temps est élastique? Il y a pourtant eu, durant ce laps, des deux ou trois semaines qui m'ont paru durer un an!

Sauf que... faut croire que le temps a eu le temps (si je puis m'exprimer de la sorte) de faire sa marque sur ma personne, car les quelques nouvelles employées que j'ai rencontré aujourd'hui me VOUVOIENT systématiquement. J'ai eu beau faire des menaces, les ignorer, les regarder dans les yeux en lançant des éclairs du regard, rien à faire, c'est plus fort qu'elles. Tout au plus, m'ont-elles voutoyer. Parfois tuvoyer.
Non mais j'ai tu l'air d'être ma grand-mère!?! Pfff... pimbêches! Donc, moi aussi d'abord! À partir de demain, je les vouvoierai toutes. Même si elles n'ont même pas terminé l'école! Hé, qu'on va se respecter!
Non mais...

lundi 28 avril 2008

Chantons ensemble mes anoures

À la Brel :
Oh, mon anoure
Mon doux mon tendre mon merveilleux anoure
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'ai... hum,
Je t'étriperais encore, tu sais...

À la Renée Martel :
J'ai un anoure qui ne veut pas mourir
Et c'est ma raison d'haïr la vie
Depuis le jour où tu m'as surpris
J'ai un anoure qui ne veut pas mourir

À la Joséphine Baker :
J'ai deux anoures
Mon pays et Kermitt

À la Carmen :
L'anoure est une rainette rebelle
que nul ne peut apprivoiser
c'est bien en vain qu'on
l'appelle s'il lui convient de copuler

Choeurs :


Anoures (Wikipédia) : L'ordre des anoures (Anura, ou super-ordre Salientia) regroupe des amphibiens sans queue, avec tête large, avec des pattes postérieures et une ceinture pelvienne très développée qui leur permet de sauter. Entrent dans cette catégorie les grenouilles, rainettes, sonneur et crapauds.

Pis en passant, ils sont tous dans les patates, sur les sites de la faune du Québec et autres spécialistes en matière d'amphibiens. Pour preuve :
"Lorsque les soirées deviennent chaudes, les rainettes commencent à coasser. Cela se produit vers la fin mai dans la vallée du Saint-Laurent, et en juin dans les Laurentides." Tel que mentionné en toutes lettres sur le site du Monde de Darwin.

Et bien non, chers amateurs de crapauds et reptiles, les rainettes coassent comme des folles dès que ma fenêtre de chambre est entr'ouverte (fin avril, environ...), et ce, jusqu'aux p'tites heures du mat'! Quand le concert est terminé, après un bref entracte, c'est au tour des différentes espèces d'oiseaux d'entonner leur hymne à la joie. Sauf que là, c'est plus discret... ça donne une idée sur les capacités vocales de la rainette en rut!

vendredi 25 avril 2008

Lucy & Viv!

Ah, comme il serait bon de re-travailler ensemble... de mettre nos talents et compétences au service d'un projet commun, tout en retrouvant le plaisir de s'obstiner à longueur de journée pour dire la même chose... de se retourner deux minutes et se perdre de vue durant des heures... d'entendre ton discours si... si... comment dire... personnel? De rire de bon coeur de ces moments où la frustration te gagne... "non mais j'ai tu assez l'air incompétente!" diras-tu, tes grands yeux bleus peinés par ce que ton imagination leur fait croire. Et tu me déparlerais de tout et de rien pendant des heures, rendant tous ces moments absolument improductifs mais ô combien mémorables!

Ben voilà, suite à ce bel après-midi de printemps à philosopher et à refaire le monde un verre de vin à la main sur un patio ensoleillé, cherchant les moyens de faire de nos vies respectives un chemin riche en satisfactions et un réel épanouissement au lieu de "faire du temps", j'ai trouvé des archives de nos mères spirituelles :

Ça doit être un peu ça, aussi, la loi de Pavlov?