THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

mercredi 11 avril 2012

Pas de quoi s'énerver l'poil des jambes!


WOUH!! ALLEZ LES POILUES, ON VA SAUVER 30 CENNES!!!

Non, mais... c't'une joke?

Qui c'est qui va brûler 3 piasses de gaz pour aller sauver 30 cennes?
Dépenser un billet de métro pour ça?
On peut juste s'acheter une grosse gomme casse-gueule avec 30 cennes! Pis encore, j'suis même pas sûre...

Si au moins le produit coûtait genre 1 piasse au départ, là, on pourrait s'énerver un peu.

Mon ami m'a déçue...

lundi 9 avril 2012

"M" comme _____

MARDE.

Le refrain de la fameuse toune de Lisa Leblanc est devenu mon hymne national depuis quelques mois.
C'est ce que je me fredonne aux toilettes en attendant que la crise passe.
La crise finit toujours par passer, mais le hic, c'est qu'elle est généralement suivie d'une autre, et d'une autre, et...
Ça occupe sa fille.

Et ça devient gênant. Surtout au travail.
Les collègues sont averties, mais c'est gênant quand même.
Quand c'est rendu qu'elles doivent venir aux toilettes pour me parler de certains cas au comptoir, c'est TRÈS gênant.

Je souffre de colite ulcéreuse. C'est une maladie inflammatoire chronique du côlon. Une de mes maladies auto-immunes. Ben oui, j'ai le système immunitaire qui manque de discernement. Il s'attaque à ses propres organes. Pas fort. C'est comme un joueur de hockey qui se mettrait à scorer dans son propre but. C'est de loin la maladie qui me fait le plus chier! Apparemment, il y a 2 personnes sur 1000 atteintes de cette maladie au Canada. Comme je ne suis pas certaine de connaître 1000 personnes, je ne connais personne d'autre qui souffre de cette maladie. Il me semble que ça me ferait du bien d'en connaître. J'aurais le sentiment d'être comprise. À la limite, ça me ferait du bien de savoir que quelqu'un d'autre souffre aussi! Faut croire que la douleur me rend méchante. 
Je parle de douleur, mais c'est pas ça qui est le pire. La douleur, je la connais. Je sais exactement où ça va faire mal, jusqu'à quel point (ça peut aller jusqu'à l'évanouissement), mais ça passe. Non, le pire, c'est que je n'ai pratiquement plus de vie. Premièrement parce que je suis vidée. Plus d'énergie. Deuxièmement, parce que je ne sais jamais si une crise ne va pas se manifester au beau milieu de nulle part. Dans le métro. Au cinéma. Dans la rue. Au volant (j'ai vécu ça une fois sur l'autoroute et ça a été un cauchemar!!). J'ai besoin de savoir qu'il y a une toilette (libre de préférence) à moins de 5 secondes de marche. Alors quand je n'ai pas à me rendre au travail, je reste chez moi. Je suis tellement fatiguée que je n'ai plus le goût de peindre, dessiner, faire des collages ou même bloguer. Bizarre à dire, j'ai la créativité constipée. Ce qui explique pourquoi ce blogue vivote depuis quelque temps.

Heureusement, cet état n'est pas constant. Je connais aussi des périodes de rémission. De quelques mois à quelques années. Mais là, depuis l'année dernière, je n'ai connu que cinq mois de grâce. Puis tout est revenu il y a deux mois. Y'en a marre.

Je mets tout ça sur le web aujourd'hui, parce que je me dis qu'il y a peut-être quelqu'un parmi vous qui est atteint de cette maladie. Et que ça pourrait lui faire du bien de savoir que quelqu'un d'autre en souffre. Que quelqu'un d'autre peut comprendre. Qu'il/elle n'est pas seul(e) dans sa marde.

Au fait, voici le papier-cul le plus doux au Canada. Testé et éprouvé. Par moi.


***
"M" comme... MUSIQUE!

Alors kessé que je fais, durant mes congés entre deux crises? Je dors et j'écoute de la musique. Heureusement qu'il y a la musique! C'est du bonheur. Une éclaircie dans un ciel d'orage.

Ces temps-ci je me sens country. Je rêve d'une belle paire de bottes de cowboy!
Des rouges, tiens, comme celles de Lindi Ortega.


Ou encore des bottes hautes comme celles de Lanie Lane



Ou encore comme celles de Lisa Leblanc.
(Hey! je ne pouvais pas ne pas la mettre...)

dimanche 8 avril 2012

Chronique artistique No.29 : Guy Laramée

Ce mec dévore les livres!
En quelques bouchées il en fait des objets totalement différents.
C'est de la sculpture intellectuelle!

Non, mais... j'ai jamais rien vu de tel.
Et c'est d'une minutie!
Cela évoque des cités disparues, des paysages sauvages et inaccessibles.

Quand on dit que les livres renferment des mondes lointains et imaginaires, à voir ceci, on ne peut que le croire. Les livres font voyager, et ce, grâce à Guy Laramée.











Il les sculpte à la scie ronde.
Voici une vidéo du réseau CBS dans laquelle il explique son procédé.


Il y a aussi cette autre vidéo, sur le site de cyberpresse, dans laquelle il nous parle un peu plus du contenu de son exposition actuelle, de ses peintures, de sa démarche artistique en général, de son admiration pour l'oeuvre de Caspar David Friedrich (peintre que j'admire beaucoup) ainsi que son influence sur son art. Très intéressant.

Guy Laramé est un artiste à découvrir. Et le plus merveilleux, dans tout ça?  C'est qu'on peut voir ses oeuvres jusqu'au 29 avril à la Galerie d'Art d'Outremont
Et comment, que je vais y aller!

jeudi 5 avril 2012

Tag: Portrait chinois de mon pays


J'ai reçu une tag directement d'Allemagne de cette chère Euterpe qui tient un blogue à la reconnaissance de toutes ces femmes oubliées par l'histoire. Elle nous les ressuscite, une à une, afin que nous puissions au moins avoir conscience de leur passage et de leur influence dans le cours de l'histoire. Admirable mission, à mon humble avis.

Cette tag consiste à présenter notre pays selon les critères suivants: Si le _(pays)_ était: Un animal; un écrivain; un sport; une boisson; un plat; un personnage historique; une personnalité actuelle; un moyen de locomotion; un vin; un média; une date; un acteur; une actrice; une couleur; un fleuve; une mer; une femme (et un homme)

Selon les faits, mon pays est le Canada. Selon mon coeur (et mon vécu), mon pays est le Québec. Je ne connais pas vraiment le Canada ; j'ai visité les provinces maritimes (à l'exception de Terre-Neuve), et j'ai visité un peu l'Ontario. C'est le plus loin que je suis allée vers l'ouest. À mon grand détriment, je connais mieux les États-Unis que mon propre pays! Mais ce n'est que partie remise, car je me promets bien de visiter l'ouest canadien dans un futur que je souhaite assez proche. Tout ça pour dire que le Canada me parait être un pays étranger. Sa langue n'est pas la mienne, et sa culture m'est en partie étrangère. Alors j'adapte cette tag au Québec.

Si le Québec était:

Un animal: Un labrador. Toujours content d'être heureux, bon chien-chien, pas de malice pour cinq cennes, jappe presque pas, ne mord pratiquement jamais. Docile. C'est nous, quoi! On peut nous faire payer des taxes démesurées, passer des lois de fous, c'est pas grave, on ne mord pas! On jappe à peine puis on branle de la queue dans l'espoir de se faire lancer un os.
Au fait, le Labrador (le territoire) a déjà fait partie du Québec jusqu'à ce qu'il ait été concédé à Terre-Neuve suite à une magouille de juges, tout ça sans vote ni compensation pour le Québec. Des bons toutous, j'vous dis!

Un écrivain: Émile Nelligan. Notre jeune poète au destin tragique.

Un sport: La raquette. Quelle meilleure façon d'apprivoiser l'hiver!

Une boisson: Le cidre de glace!

Un plat: Le ragoût de boulettes et de pattes de cochon (celui de Meuman, bien sûr!) Ma seule raison d'avoir hâte au temps des Fêtes!

Un personnage historique: Il y en a des tonnes, que ce soit Louis-Joseph Papineau, le curé Labelle, et même René Lévesque. Mais je retiens l'histoire de François-Xavier Aubry, le plus étonnant des cow-boys de l'ouest américain. P'tit gars de Louiseville né en 1824. À 19 ans il part aux États-Unis pour faire fortune à Saint-Louis. Il est l'homme le plus rapide à cheval de l'ouest américain. Il crée les pistes pour se rendre vers la Californie, et devient une légende vivante, de son temps. Le Poney Express est créé en s'inspirant directement de ses trajets. Voici un beau résumé de ses exploits, et une excellente narration de son histoire par le non moins excellent Serge Bouchard. Bref, l'histoire d'Aubry m'a vraiment impressionnée.

Une personnalité actuelle: Robert Lepage? Guy Laliberté? Dominic Champagne (pour le spectacle Love des Beatles à Las Vegas)? Dominic Besner (pour ses toiles hallucinantes! j'en veux une, j'en veux une, j'en veux une!)?

Un moyen de locomotion: Malheureusement, c'est l'automobile. Les distances sont trop longues, et les systèmes de voies ferrées absolument non adéquats. L'autocar permet de se rendre un peu partout. À Montréal, le vélo se pratique à l'année malgré les hivers. Dans le grand nord, c'est la motoneige.

Un vin: Woups! Il y en a plusieurs, mais je ne les connais pas... honte. Je me donne comme mission d'en goûter quelques uns d'ici peu. (pas pire mission, quand même!)

Un média: Internet. Du moins en ce qui me concerne. La radio, la télé, les journaux sont pratiquement disparus de ma vie. Ne me reste que certains magazines dont je ne saurais me passer.

Une date: Encore inconnue... C'est celle qui verra le Québec devenir un pays, mais je crois que c'est pas demain la veille!

Un acteur: Après maintes tergiversations, j'opte pour Roy Dupuis. Autant pour son talent d'acteur que pour ses positions environnementalistes. Il est président de Fondations Rivières pour la préservation du caractère naturel des cours d'eau. Disons qu'il ne fait pas partie de la meute des labradors. Il agit, et jappe quand il faut, si peu loquace soit-il.

Une actrice: Véronique Le Flaguais (la plus québécoise des françaises), Alexandrine Agostini (ouais, le nom ne sonne pas très québécois, mais toutes les fois que je l'ai vue, j'ai été comblée), Anne Dorval (un talent indéniable), Élyse Guilbault, et je pourrais m'éterniser sur cette question, mais je m'arrête ici.

Une couleur: La couleur de notre langue! Bleue comme notre drapeau, ou comme les quelques 400,000 lacs de notre territoire sous un ciel d'été. Blanche comme les lys, ou comme l'épais manteau recouvrant de silence nos terres et villages durant les mois d'hiver. Rouge comme les feuilles d'érable l'automne venu.

Un fleuve: Le Saint-Laurent, bien sûr! Cette brèche d'eau déchirant notre topographie, l'entrée par laquelle les colons sont arrivés pour en peupler les rives. Mi-fleuve, mi-mer, car l'eau est salée jusqu'à l'Ile d'Orléans, et les marées cessent aux environs de Trois-Rivières. Il est grandiose. Impressionnant en hiver lorsqu'il est gelé et que les immenses blocs de glaces se bousculent au mouvement des marées.

Une mer: Si le Labrador faisait encore partie de notre territoire, je pourrais dire l'Atlantique. Mais bon... pas de mer pour le Québec. Alors c'est le Golfe du Saint-Laurent qui serait notre mer.

Une femme (et un homme): Celine Dion (et son mari). C'est extrèment cucul, mais c'est la première réponse qui m'est venue. Pas que je sois fan, loin de là, mais j'admire la constance, la loyauté envers le peuple québécois, et leur « simplicité » malgré la gloire. Le genre de musique formatée et la voix nasillarde de Celine ne me touchent pas du tout, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, mais j'apprécie leurs personnalités et je crois qu'ils sont d'excellents embassadeurs du Québec à travers le monde.


Je passe cette tag à quiconque à l'envie d'y participer.

dimanche 1 avril 2012

Chronique artistique No.28 : Riusuke Fukahori

En ce 1er avril, j'ai choisi de vous présenter le travail de Riusuke Fukahori, un peintre japonais. Il peint des poissons comme vous ne le croirez pas!

La semaine dernière nous admirions des sculptures qui avaient l'air de photos de vrai monde, et aujourd'hui je vous présente des peintures qui ont l'air de vrais poissons dans de la vraie eau. En tous les cas, elles n'ont pas l'air de peintures...

Je vous explique un peu le comment du pourquoi. 
C'est que Riusuke a développé une technique qui consiste à peindre en couches. Bon... je dois quand même préciser que non, il ne porte pas des couches pour arriver à ses fins, c'est qu'il peint sur des couches de résine jusqu'à ce que le sujet ait vraiment l'air tridimensionnel.

Je vous ai perdu?
Here is zune vidéo de la patente.



Bon ok, laissons faire la théorie, et faisons place à l'art!










Et vous? Avez-vous eu un poisson collé dans le dos, aujourd'hui?

dimanche 25 mars 2012

Chronique artistique No.27 : Ron Mueck

Cette semaine, nous visitons l'oeuvre d'un sculpteur hyper-réaliste dont le travail ne peut nous laisser indifférent tellement on ne peut faire autrement que de s'identifier à l'une ou l'autre de ses réalisations.

Il s'agit de Ron Mueck, un sculpteur né à Melbourne en Australie, travaillant actuellement en Grande-Bretagne. La particularité de son travail est, outre l'hyperréalisme, la dimension de chacune de ses sculptures. Elles sont soit plus petites (jusqu'à la moitié de la grandeur nature), soit pratiquement le double de la réalité. Dans chaque cas, nous sommes immédiatement interpellés. De plus, l'expression des personnages nous renvoie immédiatement à nous-mêmes. On peut pratiquement lire dans leurs pensées.

Voici quelques-unes des sculptures de Ron Mueck












Bref, une oeuvre qui parle.
Je suis complètement sidérée par le travail de cet artiste. Patience et méticulosité sont de rigueur pour arriver à de tels résultats.

Pour mieux comprendre tout ce que le travail de ces sculptures représente, voici trois vidéos expliquant la démarche et les étapes à partir de l'idée de l'artiste jusqu'à la réalisation de cette dernière.









Je ne lui connais pas de site web, mais il a une page facebook.

dimanche 18 mars 2012

Chronique artistique No.26 : Jennifer Maestre

Voici une artiste née à Johanesburg en Afrique du Sud, qui a développé une fascination envers les oursins de mer. Les oursins, les étoiles de mer et toutes les formes organiques marines.

Au début, ses sculptures étaient faites de clous transperçant des moustiquaires. Elle imaginait des formes organiques comme des coffrets contenant des "perles". Des oursins-étuis.









Pendant ce temps qu'elle bricolait avec des clous, elle a aussi appris des techniques pour enfiler des perles. Alors de fils en aiguille, toujours à l'affût de nouveaux médiums pour représenter les sculptures marines qu'elle avait en tête, elle s'est tournée vers les crayons de couleurs bien aiguisés dont elle perce la base afin de pouvoir les enfiler comme des perles selon la technique peyote.

Et voici ce que ça donne:










Jennifer Maestre à l'oeuvre


Son site web pas du tout à jour: http://www.jennifermaestre.com/index.php

mercredi 14 mars 2012

Trouvé dans mon lecteur mp3

Comme c'est temps-ci je fais des efforts pour sauver la planète (et mon gaz et mon argent), je voyage presque toujours en autobus pour me rendre à mon travail. Yep, il y a un merveilleux service de transport intermunicipal reliant les villes et villages de ma région. Génial! Et je ne perds pas de temps, car de ma municipalité à mon travail, il n'y a pratiquement plus d'arrêts. Le bus fait exactement le même trajet que je fais en voiture. Re-génial! Et je n'ai pas à arpenter toutes les rues dans l'espoir de me trouver un espace de stationnement, je sors du bus et je marche à peine 4 minutes pour rentrer au travail. Re-re-génial!

Alors ça me donne une belle demie-heure pour explorer les racoins de mon lecteur mp3. C'est fou ce qu'il peut s'en emmagasiner des tounes là-dedans! Et avant-hier, je suis tombée sur cette compilation dont j'avais complètement oublié l'existence: Come Together - Black America sings Lennon & McCartney. Wouh! J'avais acheté ça dans le peak de ma crise funky-groovy-j'me-peux-pu-y'a-jamais-assez-de-basse-vive-les-cuivres, et j'avais à peine pris le temps de l'écouter sombrant sous l'assaut d'une phase psychédélico-planante-vive-les-voix-éthérées-et-les-synthés. Alors quelle ne fut pas ma surprise de réentendre ces pièces:




Pour les 23 tounes de l'album suivez le lien ci-dessous: