
Quoi de mieux qu'une escapade dans la nature, loin de tous ces vacanciers qui envahissent l'hôtel par les temps qui courent. Il n'y a rien comme la quiétude d'un petit chalet sous les arbres avec vue sur ce grand lac, parc d'amusement de
l'Homme. Mais ce petit chalet n'est plus très jeune. Il est même un tantinet délabré. Plus le temps passe, plus on se dit que cela ne vaudrait pas la peine d'investir temps, argent et énergie à la réfection de ce nid coquet. Ou nid à guêpes. Ou nid d'araignées. Ou nid à chauve-souris.
M'enfin... c'est la nature, quoi!
Mais là, pour une fois que je me décide à faire un bon souper, presque gastronomique, et c'est pas quelque chose qui me prend souvent, oh ça non,
v'là t'y pas qu'il se met à pleuvoir juste comme
l'Homme allait mettre ces belles côtelettes de veau que j'ai fait mariner avec toutes ces fines herbes fraîches que j'ai sous la main. Qu'à cela ne tienne, nous montons le barbecue ce qu'il nous reste de balcon pour qu'il puisse les faire cuire à l'abri. Pendant ce temps, je vaque à mon entrée de pétoncles poêlés, alors que mes chanterelles fraîchement
cueillies se font dorer dans un autre poêlon. Tout est sous contrôle sur le poêle, je peux dresser les assiettes de feuilles de laitue qui vont
accueillir cette belle salade de pommes de terre que j'ai concocté durant l'après-midi. En passant, le feuillage de fenouil, c'est pas pire pantoute, dans ce genre de salade!
Puis plouc!
Plouc-plouc!
Il me pleut dessus,
joalvert! Il pleut aussi sur mes chanterelles! Sauf que moi, je suis DANS le chalet!
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Chéééri! Il pleut dans mes chaudrons!!