vendredi 9 janvier 2009
Résolution 2009
SÉRAPHINE
Séraphine, une autre artiste à la vie miséreuse. Je suis bouleversée suite au visionnement de ce film. Pas tant par le film lui-même, que par l'histoire de cette artiste dont je ne connaissais absolument rien avant de m'asseoir dans la salle Fellini du cinéma Ex-Centris.
Quelle vie. Marquée par la misère, la solitude, les travaux de ménage qui occupaient toutes ses journées en échange de quelques écus qui lui permettaient de s'approvisionner en matériel de base pour ses activités nocturnes. Car la Séraphine ne se contentait pas d'une bonne nuit de sommeil à la fin de journées éreintantes. Que non!
C'est que son ange gardien lui avait ordonné de peindre! Rien de moins. Cette pauvre femme qui n'a jamais eu aucune formation artistique, s'est mise à concocter elle-même ses couleurs qu'elle répandait sur des toiles à même le sol de sa mansarde, à la lueur de bougies. Mais quelles toiles!
C'est bien simple, j'ai juste envie d'aller les voir de mes yeux!
Pour en revenir au film, j'ai trouvé le déroulement plutôt long. J'ai eu l'impression que le manque de données sur la vie de Séraphine Louis a été comblé par des images mettant l'accent sur les menus détails d'un quotidien dont je n'arrivais pas à croire. Dommage. Mais quelle histoire, tout de même. Je n'ai pu m'empêcher de faire le parralèle avec l'histoire de la vie de Camille Claudel. La similitude de ces deux destins est frappante. Deux artistes de génie, deux femmes, une même époque, deux fins identiques... Étaient-elles vraiment folles? Ou juste débordante de créativité? Ce serait ce genre de questionnement que j'aimerais voir élaboré dans un scénario.

dimanche 4 janvier 2009
L'ultime épreuve
Et oui... c'est que MightyMite, ayant encore une bonne mémoire alimentée par un orgueil piqué au vif, s'est souvenu du pacte qu'il a conclu. Tout seul, mais bon... nous sommes bons joueurs, généreux de notre personne, et puis après tout c'est le temps des fêtes, mauvais moment pour créer des dissidences familiales. Nous nous sommes donc prêtés au jeu de la fameuse dégustation comparative du Clos de Blanchard avec des vins.
Remarquez que l'occasion de déguster trois bons Beaujolais fut assez motivante pour nous retremper les lèvres (qui sont d'ailleurs gercées depuis notre dernière rencontre) dans un verre du fameux Clos.
Et bien, je dois dire que l'expérience fut quand même plutôt amusante, malgré tout un protocole à prime abord décourageant. C'est que le perfectionniste de MightyMite nous est arrivé avec toute une littérature sur la terminologie des vins. Alors que dans mon language, c'est : mmmh, ouais..., pas pire pantoute, pouah! ou encore siyouplait!
Qu'à celà ne tienne, nous nous sommes tous appliqués avec le plus grand professionnalisme à décortiquer la robe, le nez, le bouquet et la jambe de la mariée... euh... de chaque verre!
Et la question qui vous brûle les lèvres? (tiens, moi aussi, les lèvres me brûlent...)
Et oui, le Clos de Blanchard a su se démarquer de la masse!
Les résultats sont minutieusement rapportés dans le dernier commentaire que MightyMite s'est empressé de faire sur mon billet "Chronique vinicole" avant que je ne me charge de détailler moi-même l'évènement. ;¬)
Mais vous savez quoi? Je recommencerais n'importe quand! Du moins dès que je termine mon tube de Lypsyl. Et en plus, je peux annuler mon rendez-vous avec mon gastro-entérologue! Moi qui m'attendait presque à commencer une autre année à l'urgence...
dimanche 28 décembre 2008
Imagine
Voici jusqu'où les publicistes sont prêts à aller pour vendre une idée... Dans ce cas-ci, il s'agit du projet "One laptop per child" de Nicholas Negroponte, qui encourage à donner afin que tous les enfants du monde puissent avoir accès à la connaissance. Excellent projet en soi. J'admire la volonté et la grandeur d'âme de ce monsieur.
C'est juste la récupération d'un mort qui me dérange un peu. Même si Lennon aurait probablement adhéré à ce genre d'initiative si il avait encore été parmi nous, je suis un peu mal à l'aise face à cette pub. N'y a-t'il personne d'autre, actuellement, sur cette terre, qui pourrait se faire porte-parole d'un tel projet?
Est-ce que tous ceux qui oeuvrent pour la paix, l'amour et un monde meilleur sont déjà morts?
mercredi 24 décembre 2008
Peuple à genou
Donc, à tous ceux qui acclament La Bonne Nouvelle : Joyeux Noël!!
Aux autres, la bonne nouvelle est qu'il ne reste que deux jours à ce cirque... ;¬)
Et je ne vous laisserai pas comme ça, sans planter le clou un peu plus profondément. Oh, que non. C'est mal me connaître!
Donc, à écouter ce soir vers minuit:
Mais croyez-moi, j'aurais pu choisir une horrible interprétation. Ah, et puis c'est Noël après tout, pourquoi se priver!
À croire que sa tourtière ou son ragoût de pattes ne passaient pas.
lundi 15 décembre 2008
Puisqu'on en redemande!

C'est pas moi, là!
C'est qu'on me l'a demandé.
Tant pis pour vous...
Gnark, gnark, gnark!
dimanche 14 décembre 2008
J'aime Nana!!

Et bien voilà...
Après le commentaire de MightyMite portant sur les jeunes performances de Nana Mouskouri en association avec Quincy Jones au début des années '60, je me suis penchée sur le cas, toute ignorante que j'étais sur ce pan de vie de Nana.
Car pour moi Nana c'est "Quand tu chantes", "Le tournesol", L'Enfant au Tambour", "Comme un Soleil" et toutes ces autres belles chansons qui ont le pouvoir d'enchanter qui que ce soit sauf moi.
Si belles soient-elles.
Hélas.
Pas grave.
Nana n'a sûrement pas besoin de mon émoi pour survivre.
MAIS! Mais-mais-mais... j'ai retracé ces fameuses pièces.
Chez Archambault c'est "Nana Mouskouri in New York" à $18.99. Et only $14.99 chez HMV!!!

Sur Deezer c'est "The Girl from Greece" dont les 15 premières chansons correspondent exactement à l'album de Nana à New York.
Et ça doit faire exactement 36 heures, moins mes heures de sommeil, de repas, et de pelletage, que j'écoute cet album! J'en reviens juste pas! Nana!! J'aime Nana! Qui l'eut cru! Et tant qu'à y être, j'ai épluché son trèèès large répertoire. Pour la voix, rien à redire. Pour les arrangements, c'est pas toujours avantageux en comparaison de la qualité de l'interprète. Pour le répertoire, ben... bon... ça dépend des goûts.
Mais pourquoi, pourquoi, ne s'en est-elle pas tenue au jazz? Je pleure sur tout ce que je n'ai pas entendu d'elle. Sur tout ce qu'elle aurait pu nous livrer. Non pas que sa carrière soit ratée, loin de là! Même Celine n'a pas endisqué autant que Nana! C'est pour dire...
Imaginons seulement Nana sur des arrangements adéquats avec des chansons bétons! Ouf!
Bon... je me calme. (respiration, respiration... pompe... cortisone...) Voilà... tout va bien.
Je vous partage donc dans le plus grand calme, une Nana méconnue. Une Nana coquine à la voix puissante et à la fois aguichante et langoureuse, sur une musique jazzée on ne peut plus classique, tout à fait d'époque, mais ô combien intemporelle. Un match parfait.
Je me dois tout de même de préciser qu'après la 20e chanson, ça commence à se morpionner. Ça redevient la Nana que j'ai toujours connue.
Oh well...
Merci frérôt!
vendredi 12 décembre 2008
Notre hiver
Au diable les Vigneault, les Félix et les Ferland! Y'a rien comme se faire beugler les charmes de notre climat par une française, sur des paroles allemandes et qui plus est, le tout illustré par les oeuvres d'un russe!
Ça nous ravive la fibre patriotique en ti-père! Ça réchauffe son canayen comme une gorgée de caribou! Et swingue la bacaisse dans l'fond d'la boîte à bois! Ouss'qu'y d'la gène, y'a pas d'plaisir! Tire-toé une bûche qu'on s'jase un peu... m'a te l'montrer, moé, comment on chante ça un hiver! Non-non, m'a pas t'jouer d'la cuiller... Écoute ben ça ma noire.
Oups! Une grecque. Wéyons, caltor! C'est dont ben dur de trouver ketchose de che-nous! Attends in ti-peu ma noire... Kein! J'en ai trouvé une, par une fille d'icitte. Ergârde ben ça.
Ouf... c'est comme pas l'bon langage. Pis on dirait qu'l'hiver a pris l'bord! Pauvre Vigneault... en plein le genre d'affaire qu'y fallait pas faire avec ses tounes!
Ben en touéka, on en a des bonnes tounes qui parlent d'hiver. Des pas mal bonnes, en plus! Y'en pleut, des tounes de neige! En rafale. J'ai juste pas eu l'tour de les trouver.
J'vous laisse quand même sur celle-là, pour les images que les paroles évoquent. Et parce que c'est beau en maudit tout ce blanc sur mes montagnes, mes arbres et mes rivières et lacs! Moi même j'en reviens pas, et c'est pourtant pas le premier hiver que je vois! Je vis dans une carte postale, et non, je ne suis pas timbrée!
lundi 8 décembre 2008
Conquise j't'adore!
il est 5 heures moins 5 PM, et je me demande ce que je prendrais bien comme apéro. Voyons voir ce qui traîne dans le bar...
Tequila... ah non, pas le goût. Rhum... non plus. Dry Gin... j'aime bien, mais j'aimerais varier. Y'a plus de vodka... maudine, so much pour les cosmopolitans et cie.
Je fouille dans mes petits papiers de recettes de cocktails ramassés ici et là.
Le Conquistador : voyons voir... liqueur d'orange et Chemineaud... j'ai tout ça (justement, je me suis toujours demandé ce que l'on pouvait bien faire avec du Chemineaud). Et c'est tout simple! Une once de liqueur d'orange, une once de brandy Chemineaud, 1/3 d'once de jus de citron, le tout frappé au shaker, puis on verse ça dans une belle coupe à martini refroidie et on ajoute une tranche d'orange et une cerise.
À la première gorgée la face nous rentre par en dedans et les yeux nous sortent de la tête, mais disons que nous nous habituons assez vite, et que nous y prenons goût à chaque nouvelle gorgée. Le verre n'est pas à moitié vidé, qu'il nous prend des envies de chanter des chansons grivoises en se tortillant pieds nus sur la table du salon. Deuh... Glullup Glou... Une fois le verre vidé, on se traîne jusqu'au comptoir où il nous est presqu'impossible de seulement dévisser le bouchon de Chemineaud... (ou de liqueur d'orange, dépendamment de ce qui nous tombe sous la main en premier).
Avec toute la concentration que les circonstances nous permettent, on peut finalement retirer les bouchons tout en s'accrochant d'une main au sus-mentionné comptoir pour éviter de se retrouver étalé sur le dos sur le plancher de tuiles de céramique imitation terre-cuite (comme dans "cuite"). Et c'est d'un oeil presqu'ouvert et beurré de mascara jusqu'à la joue (car l'autre est fermé ben dur et probablement en train de sombrer dans un sommeil comateux), que l'on arrive à se shaker un autre petit Conquistador pour se rendre jusqu'au souper. Ou jusqu'au prochain meuble sur lequel s'appuyer...
Bref, j'adore le conquishtadore... le con qui se tchador... le con qui se tord... le con qui s'adore... j'adore l'apéro!
mardi 2 décembre 2008
C'est moi qui ai le plus beau! Gnan-gnan-gnan-gnan!

Cela fait d'innombrable fois que je me soumets à cet examen. Environ deux fois par année depuis au moins dix ans. C'est donc une routine familière.