THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

vendredi 18 décembre 2009

Fait d'hiver

Quand on a à rouler sur l'autoroute de façon plutôt fréquente, on a l'habitude d'y voir des animaux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir traverser la sus-mentionnée autoroute sans heurts, de façon à se retrouver de l'autre côté des six voies de la déjà citée autoroute, sains et saufs. 
Donc, soit ils sont écrapoutis en plein sur votre voie (dans le cas des petites espèces genre écureuils, moufettes, ratons-laveur, ect...) ou soit ils sont allés agoniser sur la voie de secours, à droite (genre marmottes, chiens, chevreuils et parfois orignaux). Les amochés mais encore-capable-de-se-traîner sont allés trépasser loin des regards indiscrets dans les broussailles ou les bois.

Et bien aujourd'hui, pour une première fois dans ma vie d'utilisatrice de voie rapide, j'ai vu un superbe malard. Mort. Dans la catégorie des marmottes, chiens, chevreuils et orignaux. C'est à dire sur le bord droit de la déjà plusieurs fois citée autoroute. J'ai eu le temps de bien voir son plumage et les teintes bleu-violacées de ses ailes ainsi que le magnifique vert de sa tête miroitant sous les rayons de soleil d'une radieuse journée de DÉCEMBRE DANS LES MONTAGNES DES LAURENTIDES À -19 C LOIN DE TOUT LACS QUI SONT D'AILLEURS PROBABLEMENT DÉJÀ GELÉS BEN DURS!!!

Ce fait divers m'a plongée dans une mer de perplexité. J'en ai presque raté ma sortie tellement j'ai tenté de figurer comment est-ce kessé que ça se fait qu'un palmipède ait pu réussir à finir ses jours là, comme ça, bêtement, en plein hiver, sur le bord de l'archi sus-mentionnée autoroute, à quelque part entre une marmotte à la témérité fatale et une ex-moufette distraite!

Alors soit: 
  1. Il s'était endormi profondément à l'automne et s'est réveillé seulement aujourd'hui se rendant compte que tous ses congénères étaient déjà partis sous de meilleurs cieux. Il s'est donc envolé tout de go, a eu une crampe et est tombé sur la voie de droite d'une certaine autoroute de notre connaissance.
  2. Il avait fait une gageure durant l'été qu'il pouvait se rendre dans le sud à pieds. Rendu à l'obstacle de taille qu'est la fameuse autoroute dont je crois vous avoir déjà parlé, il a patienté sur le bord attendant que les voies se libèrent, sautant d'une patte à l'autre parce que du bitume à -20 C c'est frette en pas pour rire, et pendant qu'il regardait le ciel à regret, un conducteur s'est justement tassé sur le côté pour pouvoir mieux chercher un autre CD à mettre dans son lecteur parce que 70km à entendre des chansons de Noël par Marc Hervieux à tue-tête, sur repeat, de surcroît, ça tape sur le p'tit nerf. En fait, le conducteur était tellement exaspéré, qu'il a à peine senti l'impact, et l'ultime couac de notre canard est passé inaperçu sous les puissantes notes du ténor.
  3. Donald avait été adopté durant l'été, alors qu'il n'était qu'un mignon petit caneton duveteux, suite au pleurs stridents et insistants de la petite Noémie qui refusait de quitter la plage et de se séparer de son nouvel ami aquatique. À bout d'arguments et souffrants d'un manque d'autorité flagrant, les parents ont donc accepté de ramener Donald à la maison, histoire de ne plus entendre les cris de leur petite peste. Les semaines puis les mois passèrent et Donald devint adulte. De mignon, il est passé à beau. Mais beau, ce n'est plus mignon. Et la petite Noémie, depuis l'été, a eu amplement le temps de se désintéresser de son ami à plumes. Mais, quand vient le temps de quitter la maison pour la période des Fêtes, il faut amener Donald, parce que sinon, il va crever de faim tout seul à la maison. Alors la petite famille est en route et tout ce qu'on entend, ce sont les pleurs stridents et insistants de la petite Noémie parce qu'elle veut un chien à Noël, et que c'est hors de question! Et plus elle crie, plus tout le monde s'énerve, et Donald qui est hyper-sensible et en rut, se met à battre des ailes dans la voitures et à déféquer partout. C'est alors que Nathalie (la mère) l'empoigne par le cou, là ou une ligne blanche sépare la magnifique couleur émeraude de sa tête du reste de son corps maron, descend sa vitre de portière et d'un geste sec et sûr, le garoche à l'extérieur. Et vlan. Tout porte à croire que Donald soit mort d'une crise cardiaque avant même d'avoir heurté le gravier sur le bord de la maintenant très connue autoroute.

Dénominateur commun : Nanette

C'est vraiment pas ce que j'étais partie pour faire, mais bon... toutes ces vidéos sont venues à moi. Comme si elles me suppliaient de leur redonner vie. "Allez, allez, fais-nous jouer! Montre-nous au reste du monde! Personne ne nous regarde jamais! OUINNN!"
Alors je me suis sentie investie d'une mission. Oui, grâce à moi, vous allez voir et entendre des pièces d'anthologie. Ça va changer le cours de votre vie (au moins le temps de ces vidéos) et vous marquer pour toujours.

Alors on part sur les chapeaux de roues avec cette très sentie reprise des Beatles : Help! Oui, "help me get my feet back on the ground, and help me pass this door because si je penche trop bas, je vas tomber sur mon tête or walk on my earrings!
Oh, et attention à la dernière note, parce que j'ai failli y perdre mes tympans à l'intérieur de mon crâne! Au moins vous, vous aurez eu la chance d'être avertis...



Bon. Une de moins.

Maintenant, on continue avec feu Joe. Un blues endiablé, une interprétation enlevante. Le courant passe. La chimie entre ces deux moineaux crève l'écran. Ils en louchent de bonheur. Et vous serez pantois, l'émotion à fleur de peau.



Une autre de faite!

La prochaine, c'est du grand art à l'américaine. L'orchestration monstre pour une toune à mon avis, assez insignifiante. Je n'en connais pas le titre, mais j'irais pour : We'll be together you and I. Et together ils sont, du début à la fin. Quelle mise en scène! Bon ok... cette vidéo aurait pu rester là où elle était, c'est-à-dire : hors de nos champs de vision et mémoire. Trop tard! Gnark, gnark, gnark!



Ouf! Elle est passée...

Et, parce que vous êtes gentils, je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais jamais cru voir Nanette avec lui! Wouh! Chanceux que vous êtes! Allez, un dernier effort, pesez sur le piton "play"! Allez!



Johnny, toé! John-ny!
(à qui nous souhaitons quand même le plus prompt rétablissement, ainsi qu'à son chirurgien...)

Pfiou! C'est fini! Bravo mes poussinets!

Mais, je dois tout de même préciser que... malgré toutes ces horreurs présentées ici aujourd'hui, j'aime bien Nanette. Un de ces quatres, je vous ferai jouer quelque chose de mieux d'elle. ;¬)

mercredi 16 décembre 2009

Quelques statistiques


On écrit, on écrit, et après, c'est parti on ne sait où. Bien sûr, il n'y a qu'à revenir sur ce blogue et tout y est encore, mais... je ne sais jamais qui vient lire ces choses et qui, dans le fond, ça peut bien intéresser. J'ai bien une poignée de lecteurs assidus,  merci à vous en passant, et surtout merci de prendre le temps de commenter, car je ne saurais jamais, sinon, si des gens prennent (ou perdent?) leur temps à me lire.

Mais qui d'autre vient perdre du temps ici?

En consultant une fonction de mon gestionnaire de statistiques relié à ce blogue, je peux voir la provenance de mes lecteurs (géographiquement parlant) et je réalise qu'il en arrive de partout dans le monde. Wouh! La Bloggia devient internationale? Mes niaiseries sont lues et/ou vues par des allemands, des bréziliens, des chinois, des indiens, des français, des grecques, des britanniques, par des gens provenant de tous les pays ayant internet, quoi! Mais je sais aussi que plusieurs personnes aboutissent ici par hasard, au fil de leurs recherches sur le web, alors que ce n'est certainement pas mon blogue qu'ils recherchent.

Mais alors... qu'est-ce qui les amène ici? Que cherchent-ils, si ils ne font pas partie de mes fidèles lecteurs?

Alors, j'ai découvert une autre fonction de mon truc à statistiques. Le "keyword analysis" piton. Et là, l'égo de La Bloggia s'est dégonflé un peu. Pas mal, même!

Mes derniers présumés lecteurs sont passés par  ici en cherchant (textuellement):

  • toile de muriel millard (quand j'vous dis que l'égo en prend un coup!)
  • quel age a louise josée mondoux (non mais on s'en fout-tu rien qu'un peu!)
  • escargot: vie sexuelle (ah ça, c'est un winner! De partout dans le monde on consulte mon billet sur la question)
  • productivité au travail (wouah! ha,ha,ha!!)
  • cretaque (ah ben jarnigoine!)
  • aprés un claquage douleurs fulgurantes dans la jambe 3 mois apres (ah moi, les gens qui ne font pas des échauffements avant le sport...)
  • cherche magasin chaussures kickers a la fleche sarthe (keskidi? les seuls kickers sur ce blogue sont certains lecteurs...)
  • musique collante (ah ben là, il va être servi, celui-là!)
  • décolleté louise-josée mondoux (y'a quelqu'un, quelque part, qui semble avoir une fixation!)
  • puije alle a la piscine avec des lentille rigide (ben oui, tu peux y aller... ça veut pas dire que tu voir clair en revenant, par contre!)
  • cherche une voie comme nana (lactée? ferrée?)
  • simons nappe damassé blanche classique (ha,ha,ha! ça, c'est ma chronique sur le "Clos de Blanchard"!)
  • english translation of c'est dont ben dur! (good luck mon cochon!)
  • ecran goutte a goutte temps (ouf... écran à cristaux liquides?)
  • daniel belanger gai (ah oui?!?)
  • mimi hetu pardonne moi blog (ben oui, ben oui, a'te pardonne... va brailler ailleurs asteure...)
  • musique de y a pa le temps (Pour moi y'a pas eu le temps de la jouer, parce que j'la connais pas, celle-là)
  • canon à pétard (n'importe quoi! non mais... j'ai tu l'air d'une référence en balistique?)
  • frappe la rue (tiens! j'suis pas toute seule qui chante Ray Charles en français!)
  • maman,ceinture noire (attention, faut pas contrarier maman!)
Je m'arrête là, mais il y en avait des bien pires! Comme on dit, on récolte ce qu'on l'on sème... 

Murielle Millard... non mais...


Ça vaut la peine, encore, de se forcer à faire des billets de qualité sur des sujets pointus et songés! Pffft!

louise-josée mondoux...  gnan-gnan-gnan.... pis mimi hétu, en plussss! S'tie!
non mais... m'a me forcer, encore!

lundi 14 décembre 2009

12 of 12 de Décembre


"12 of 12" est un projet créé par Chad Darnell qui consiste à publier 12 photos de votre quotidien, prises le 12 de chaque mois. Ce projet est ouvert à tous, et il est en train de tranquillement faire le tour du monde.


Déjà un mois depuis mon dernier 12 of 12! Diantre! Je n'ai pas vu le temps passer. Encore une chance que j'aie réalisé la date avant que la journée ne se termine! Ce samedi 12, je me suis affairée à préparer la maison pour recevoir quelques amis à souper. Je n'ai même pas mis le nez à l'extérieur, c'est pourquoi toutes mes photos tournent autour de la préparation de la table et du repas.

Already the 12! My! I almost forgot about the 12 of 12! I've been busy, this saturday, preparing the house to receive some friends over for dinner.



J'aime pas Noël, mais je me suis tout de même procuré un poinsettia pour mettre un soupçon d'ambiance festive dans la place.
I don't like Christmas, but still, I bought this lovely poinsettia for a bit of christmassy ambiance.



La fondue chinoise étant au menu, j'ai dressé la table avec sobriété car une multitude de petites assiettes de sauces et divers denrées vont joncher la table lors du repas.
The menu beeing chinese fondue, I opted for simplicity when dressing the table as plenty of sauces and 
dishes will appear later on the table.



Au salon, quelques amuse-gueule constitués de crudités, noix diverses, croustilles et une incroyable salsa ardente aux ananas (non-montrée sur cette photo).
In the living room, few appetizers such as crudités, chips, nuts and an incredible "fiery pineapple salsa" (not shown here).


Quelques crevettes tigrées en train de dégeler.
Few black tiger shrimps slowly defrosting.


Dernier coup d'oeil à l'atelier histoire de m'assurer que mes pots de couleurs soient bien fermés et qu'aucun pinceau ne va sécher.
Last glance in the studio making sure my colours and brushes are allright and won't get ruined!


Un peu de rouge pour décorer mes drinks!
A bit of red to ornate my cocktails!


Voici la source du rouge en question ; une pomme grenade.
Pomegranata!


Je me suis amusée un peu a photographier ce pauvre fruit!
Having fun shooting this poor pomegranata!


Je dévoile ici le secret de mon super bouillon à fondue chinoise...
Here is the secret of my famous broth...


On a bien mangé, on a bien bu, on s'est bien amusés, toute bonne chose à une fin. Malheureusement.
We ate, drinked and laughed a lot... but it had to end, unfortunately!


Woups, on rigole moins de ce côté-ci du mur! Bah, demain on va tout nettoyer ça...
Well, another kind of fun is waiting for me...


Vestige de mon Cosmopolitain du début de soirée. Encore! Encore!
Souvenir of my Cosmo. I wish we could rewind and start again!

mercredi 9 décembre 2009

De gommes à effacer et autres drames...

Déjà 29 ans! C'est pas possible... Je me souviens être à ma table à dessin en train de finaliser un portrait pendant que Tootsie s'amusait à jouer au hockey avec mes effaces Steadler. Tootsie c'est la chatte avec laquelle j'ai partagé 14 ans de ma vie. J'vous dis qu'elle en a vu, des choses! C'est bête à dire, mais ce fut l'être le plus près de moi. Le témoin direct de tous mes émois, de mes bons coups comme de mes désespoirs. Personne d'autre n'a jamais vraiment su. C'est que j'étais championne de l'introversion, à cette époque! M'enfin...

Donc, pendant que Tootsie s'affairait à me subtiliser une énième gomme à effacer, c'est là que l'animateur à la radio balbutia des paroles impossibles. Des propos inimaginables, des mots qui me glacèrent le sang. Je suis restée hébétée pendant un temps indéterminé, à fixer le vide alors qu'un bourdonnement sourd me remplissait la tête. Combien de temps suis-je resté comme ça, je ne sais même pas. Quelques minutes, une heure, des heures? Et l'animateur qui ne cessait d'ajouter de nouveaux détails au fur et à mesure qu'il les obtenait. Je ne saurais dire combien de temps a pris cette information pour se rendre de mon cerveau à mon coeur, car il y avait beaucoup de résistance sur ce chemin. Ma tête criait NON! Mais mon coeur a fini par encaisser le coup. Puis des larmes de rage, de douleur et d'incompréhension se sont versées sur ma table à dessin, sur le pelage de Tootsie que je tenais bien serrée sur mon coeur et qui attendait patiemment que la crise passe. Un fou venait de tirer sur John Lennon, comme ça, à bout portant, en pleine rue. Le genre de nouvelle qui vous déchire un coeur de groupie en moins de deux. Un premier Beatles venait de partir. Pour toujours. À jamais.



Ce fut aussi mon premier contact avec la cruauté humaine, la folie. Bien sur, ce n'était pas la première fois qu'un tel drame se produisait dans l'histoire, mais l'insouciance et l'univers douillet de ma jeunesse m'avaient préservé des atteintes de ce genre d'actes horribles. Tant que ça se produit ailleurs, très loin et sur des gens que l'on ne connais pas, on ne lève même pas le sourcil quand l'animateur de radio débite sa mauvaise nouvelle. Tout au plus, on se dit que c'est dont plate puis c'est tout. Depuis, il y a en eu tout plein d'autres, de ces drames, juste à penser à Polytechnique, les tours du WTC, la tuerie du collège Dawson. Tous des actes tout aussi incompréhensibles perpétrés par un (ou des) pauvre type dont la perception de la vie est biaisée par on ne sait trop quoi, et qui m'ont bouleversés tout autant, mais sans la douleur. Juste cette foutue incompréhension, et une impuissance infinie. D'ailleurs y a-t'il de quoi à comprendre? J'ai bien peur que non. Et de ces pauvres types, on a pas fini d'en entendre parler, malheureusement. Je crains que la société ne soit de plus en plus malade. Et le temps passe et estompe tout, mais de John Lennon, on se souvient encore, et on s'en souviendra longtemps. Mais du pauvre type qui l'a abattu, je n'en écrirai même pas le nom.

Lorsque j'ai quitté cet appartement, l'été suivant, j'ai retrouvé tout plein d'effaces Steadler lors du déménagement, aux endroits où étaient le frigo et les laveuses-sécheuses.

Aujourd'hui, à chaque fois que j'utilise une de ces gommes à effacer, j'ai une pensée pour Tootsie. Et si je suis dans un certain mood, j'en ai aussi une pour John Lennon, causée par une de ces entourloupettes de mon cerveau. Sauf que rien n'effacera certains souvenirs...

Et vous, que faisiez-vous le 9 octobre 1980? (Si vous étiez nés, bien sûr!)

jeudi 3 décembre 2009

Dormir au gaz?

Voici tout le génie de la race humaine. Prenez un paresseux, donnez-lui du temps, beaucoup de temps, et voilà ce qui en résulte. Ainsi, il peut se rendre au dépanneur sans quitter son fauteuil! Ou encore, durant les pauses commerciales, vroooum jusqu'au frigo! C'est-y pas wonderfoulle!


Le La-Z-Boy revisité!

Only in America

mercredi 2 décembre 2009

Réconciliation

Comme quoi les miracles les plus improbables peuvent se produire à tout moment!
Ce matin, je me suis fais réveiller par le téléphone. Ma patronne au bout du fil me demande si je peux me présenter au travail pour remplacer une collègue malade. Toute conciliante et endormie j'acquiesce.
Et ben, une fois au travail, devinez ce que je constate? Et oui! Un autre autobus de ti-vieux est attendu! Youppi! J'ai bien tenté de m'ouvrir les veines avec un trombone, de me faire hara-kiri avec une cuiller en plastique ou d'avaler la souris de l'ordi, rien n'a fonctionné... J'ai donc dû faire face à mon destin (comme Sissi) avec résignation.
Et bien, tout s'est déroulé sans anicroche. Ça c'est tellement bien passé que c'en est douteux. Ils ont suivi les directives avec une docilité suspecte, et une fois dirigés vers les ascenseurs, je ne les ai plus revus. Fiou!

À moins que... hon... il y avait un ascenseur défectueux...

mardi 1 décembre 2009

Humour au féminin

Un p'tit divertissement aujourd'hui, qui nous offre trois Claudine Mercier pour le même prix. Je me souviens avoir bien rigolé quand je suis allée voir ce spectacle il y a quelques années!


Et tant qu'à être dans le domaine des humoristes/chanteuses, voici un très rapide survol de la vie de Celine par Véronique Dicaire. J'aurais jamais cru qu'une autre personne puisse crier autant que la vraie! N'empêche, elle est excellente cette Véronique.


Avoir été un peu plus sadique je vous aurais collé la vidéo de la vraie performance de Celine et Ginette à la suite de celle-ci (et performance est le mot car ça relevait du concours de décibel par le cri), mais je ne m'en sens plus la force! Remarquez, si le coeur vous en dit et si il est encore solide après tout ça, vous pourrez facilement trouver cette prestation par google.

lundi 30 novembre 2009

Welcome ba-ack!

Après presque deux mois sans travail, je suis enfin retournée au boulot hier. Toute pimpante dans mon uniforme frais et bien pressé. Le cheveux assagi par un brushing de main ferme, le teint rose et le regard clair, j'étais à mon poste à l'heure et tout sourire. Je vaquais à mes tâches avec entrain lorsque j'appris, à mi-journée, qu'un autobus rempli de membres d'un quelconque club de l'âge d'or était en chemin vers l'hôtel et que son arrivée était imminente.

QUOI?!? Des ti-vieux? Oh non pas ça! Pas à moi! Une pleine cargaison de cataractes, de durs de la feuille, de claudiqueux et de ronchonneux embaumant l'antiphlogistine! Nooooon!!! Et je ne peux même pas prétexter un malaise subit et me pousser en laissant la job à des collègues, car je suis seule. Seule et professionnelle. Il doit bien y avoir une solution... je dois trouver une idée... une idée-une idée-une idée... hé merde... c'est pas le bruit d'un moteur d'autobus, là, derrière moi?

Après des heures dont je ne saurais vous décrire toute l'horreur, j'ai terminé mon quart de travail et suis rentrée à la maison le cheveu hirsute, le teint blafard avec de magnifiques cernes foncés soulignant un regard éteint. La vague gérontologique m'a frappée de plein fouet. La routine habituelle, quoi! Les clés, les serrures, les chambres, c'est trop grand, c'est trop petit, c'est où, c'est quand, c'a pas d'bon sens, voir si ça a de l'allure, avoir su j'serais resté chez nous (ben oui, t'aurais dont dû!), etc, etc...

Je suis presque heureuse de ne pas avoir d'autres journées de cédulées cette semaine, parce que je l'ai déjà dans le corps, ma semaine!
Non mais... voir si ça a d'l'allure, avoir su j's'rais restée chez nous!

vendredi 13 novembre 2009

DANIEL BÉLANGER : NOUS

Oooooh, YEAH!!! Cela fait 72 heures que je me trémousse, que je me languis, que j'ondule, les yeux dans la graisse de bine, les joues rougies par la volupté et un sourire béat étampé aux lèvres. Cela fait aussi 72 heures que je passe en compagnie de Nous de Daniel Bélanger. Nous est devenu mien à la boutique en ligne iTunes genre à 00:01 le 10 novembre, jour de sa sortie en magasin. Depuis, nous avons sillonné pendant des heures les rues ensoleillées de mon village, nous avons préparé de bons petits plats ensemble, nous avons folâtré entre mes draps douillets jusqu'à ce que le sommeil nous sépare. Et à aucun moment je me suis lassée de Nous. Bref, je suis énamourée de Nous.
Passons au choses sérieuses. Tout d'abord, ceux qui ont déjà lu mes "critiques" ont dû s'apercevoir que mes billets sont à peu près n'importe quoi sauf des critiques! Je ne suis aucunement impartiale. Donc, ce qui suit, comme le reste de mes écrits sur ce blogue, ne sont que mes impressions toutes biaisées par mon affection pour certains artistes. Mais là, je puis vous affirmer sans être dans le champ, avec la plus grande certitude que ce nouvel album de Daniel Bélanger est excellent! C'est tout bon.
Comme toujours, sa musique n'a rien d'une pop uniforme et linéaire, dont on pourrait fredonner l'air à l'avance, à la première écoute, comme la plupart (malheureusement) des "artistes" de l'heure. Que non. Il s'agit d'une musique que je qualifie de multidimensionnelle. Et oui. Un savant mélange d'influences, de sons, d'instruments, et c'est jamais trop, ou difficile d'écoute. Ça coule dans les tympans comme une eau dévalant joyeusement les flancs des cimes enneigées sous un soleil printanier (non mais hein, c'est presque cinématographique comme texte!). Sa musique groove, ou s'enroule en spirales mélodieuses qui aspirent tous nos sens (oh boy! arrêtez-moi quéqu'un!). Et le côté inattendu? Et bien c'est cet irrépressible besoin de se faire aller la patte, le popotin, la tête, de jouer de la bass imaginaire, et de traverser les rues en dansant alors que Nous résonne dans notre baladeur.
Les textes sont fidèles à la prose de Bélanger. Là aussi, je serais portée à les qualifier de multidimensionnels. Plus on les écoute, plus ils révèlent divers paliers de compréhension (bon en tous cas, moi, je la comprend, ma phrase). En gros ils parlent d'amour et de guerre, et ce, tout en nous faisant danser! Faut le faire!
Et pour vous démontrer que mon enthousiasme est plus que justifié, et vous convaincre que j'ai totalement raison, j'ai choisi pour vos oreilles avides deux pièces au hasard sur les treize qu'il nous propose sur ce super album. Voilà qui devrait vous inciter à vous ruer chez le disquaire de votre choix pour vous approprier ce nouveau cru de Daniel Bélanger.


LE TOIT DU MONDE:
(attention, à 2:19 arrive la "guétare", à 2:34 les cuivres se déchaînent, à 2:48 voyage en apesanteur, à 3:29 commencent les p'tis cris à la Mickael Jackson, puis les cuivres, puis...)


SI L'AMOUR TE RESSEMBLAIT:
(cette utilisation des cuivres ainsi que du piano, dans la dernière portion me font vraiment tripper)

Et en plus, la pièce RESTE dure 2 minutes de plus que sur la vidéo promotionnelle de l'album! C'est-y pas merveilleux? D'ailleurs, je vous la colle ici cette vidéo promotionnelle.