THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

lundi 4 mai 2009

Producing Parker

Ce soir à 20:30 aura lieu la première d'une nouvelle série télé qui s'intitule, tout comme le titre de ce billet, Producing Parker. Il s'agit d'une série en animation, tout comme les Simpsons, et qui décrit les déboires d'une productrice de télévision, débordée de travail et sous-payée. Le tout tournera autour de son émission The Dee Show, un talk show quotidien animé par la colorée et égocentrique Dee à qui Kim Catrall (la belle sensuelle de Sex & the City!!) prête sa voix.

Je sens que cette série promet!



Seulement voilà, ce sera télé-diffusé sur la chaîne canadienne TVtropolis(?!?), que je ne connais absolument pas, qui ne semble pas faire partie des 800 ou 900 chaînes de mon distributeur de câble local... oh well...

Mise à jour:
Oui!!! J'ai envoyé un courriel à mon distributeur de câble, et je peux synthoniser! Youppi!!
Sauf que... oups! je suis en Caroline du Nord ce soir... et les américains semblent s'auto-suffire télévisionnement parlant... comme en bien d'autres domaines, d'ailleurs!
Oh well...
Je me demande si la plupart d'entre eux savent qu'il y a un pays nommé Canada juste au-dessus du leur... mais là je bitche (à peine)!

mercredi 29 avril 2009

Chanson collante

En écho au billet de Ticklebear au sujet des chansons, airs ou mélodies qui nous restent collés au cerveau pendant plusieurs heures, voir plusieurs jours, en voici une qui me revient de temps à autre à propos de n'importe quoi, et je ne sais vraiment pas pourquoi car je ne l'aime pas, n'en connais absolument pas les paroles mis à part le mot "méditarrénéenne" suivi de quelques "lalalalala" dans mon esprit, et elle n'a jamais fait partie de mon passé musical.

En plus, c'est une des chansons les plus poches que je connaisse, et maintenant que je viens d'en voir la vidéo, j'en suis doublement convaincue. Malgré tout ça, il m'arrive fréquemment de hurler "méditérannéenne lalalalala" tout en cuisinant. Allez savoir pourquoi!

Et juste pour vous, afin de voir si ça ne va pas vous rester collé quelque part dans le subconscient, la voici!


Hervé Vilard - Méditerranéenne

lundi 27 avril 2009

Chronique nécrologique

Est décédé dimanche le 26 avril 2009, dans l'exercice de ses fonctions, le tube (ou l'inverter, ou je ne sais quelle autre babiole) qui servait à rendre lumineux l'écran de l'ordinateur portable de La Bloggia. Il a rendu l'âme en plein milieu d'une scéance de perte de temps des plus réjouissante, car il était sur le point de lui faire voir les dernières découvertes musicales de ses nouveaux amis outre-atlantique sur leurs blogues respectifs : With Music in my Mind de Belgique et Listen, See, Feel de la France.

Il laisse dans le deuil sa fidèle usager (c'est quoi "usager" au féminin?) qui a sombré dans un profond désarroi depuis...

Observons, s.v.p., une minute de silence à la mémoire de feu tube (ça va faire du bien, un peu de silence, après l'explosion de jurons et blasphêmes qui suivit le décès...)

samedi 25 avril 2009

Les VocaPeople

J'ai beau être en vacances, j'ai tout de même encore un peu de temps à perdre! Voyons donc! Vous me connaissez mieux que ça!
Voici les VocaPeople!
Il s'agit d'un groupe acapella dont on ne peut rien trouver d'autre sur le web.


Tout ce que j'ai trouvé comme info est un lien vers leur Myspace et ce commentaire sur un blogue qui va comme suit:

The Voca People is a new phenomenal international vocal theater performance that combines amazing vocal sounds and an acapella singing with the art of modern beat-box which imitates the sounds of drums, trumpets, guitars and other instruments and musical effects without using any musical instrument on stage, performed in a humoristic way and with audience participation.

Who are The Voca People?
The Voca people are 8 friendly aliens from the planet Voca, a musical planet that has no verbal communication but use vocal expressions only. They have heard the music from earth for decades now and with their imitation abilities they have decided to pay a one evening tribute to humanity and to perform the songs they love as musical- gratitude.

The Voca People is an ensemble of 8 talented musician-actors; 3 female singers that bring the very best female sounds (alt, mezzo, soprano) and 3 male singers (bass, baritone, tenor. In addition there are 2 beat box artists that create extraordinary human beat box sounds and are considered to be the best performers in their field.

This innovative performance is one of the only acts in the world that combines singers and beat box performers to bring an entire orchestra without any musical instruments.
This unique comical and theatrical framework and the mega mixes they bring to the stage - distinguish them from other vocal groups.

The show is adaptable in length, from 20 minutes to a full theatrical show of 80 minutes and suites audiences of all ages, languages and crosses all cultural barriers.

Artistic Director: Lior Kalfo
Musical Director: Shai Fishman
Producers: Revital & Lior Kalfo
Performers: Eyal Cohen, Oded Goldstein, Liraz Rahmin, Adi Cesare, Adi
Kozlovsky, Naama Levi, Boaz Ben David, Inon Ben David
International management: LIDOR PRODUCTIONS
Worldwide touring: Lida Doron
International Events: Leeorna Solomon

mercredi 22 avril 2009

Hé,hé,hé!!!


Désolée de vous abandonner aussi cavalièrement, c'est que je me dandine actuellement dans les rues de la Grosse Pomme! 



jeudi 2 avril 2009

Cordon bleu et... ceinture noire?

Ce n'est plus un secret pour personne, tous ceux qui me connaissent vraiment bien, savent à quel point je suis une cuisinière hors pair. Je peux vous mitonner n'importe quoi en un rien de temps. Et je n'insisterai jamais assez sur les termes "hors pair" et "n'importe quoi".

Et pour preuve, alors que je paie une petite visite à dame ma mère, je décide, pendant qu'elle est à pefectionner son mambo/cha-cha-cha/fox trot/rumba/et compagnie avec son professeur privé, de bricoler un petit dessert tout simple avec une recette qu'elle fait de temps à autre les deux doigts dans le nez (c'est une image, là... premièrement c'est pas propre, et deuxièmement ça prend les deux mains! (pour cuisiner, pas pour se récurer les narines)bon... ). Recette d'une simplicité désarmante que je vous suggère d'utiliser si vous avez à initier de jeunes enfants au plaisir de cuisiner. Si tant est que "plaisir" et "cuisiner" peuvent se vivre en harmonie. Ou que "cuisiner" avec "enfants" riment avec "plaisir". Mais qu'en sais-je...

Ah et puis allez, je vous refile la recette:

1/2 tasse de margarine
1/2 tasse de cassonade
1/2 tasse de sirop de maïs
1 cuillère à thé de vanille
3 tasses de flocons d'avoine
1/2 tasse de pépites de chocolat mi-sucré
1/4 tasse de beurre d'arachides

Vous mélangez les quatre premiers ingrédients jusqu'à obtention d'une pâte lisse à laquelle vous incorporez les flocons d'avoine. Vous tassez ce mélange dans un moule carré de 8" graissé, et vous envoyez ça au four préchauffé à 350F pendant 25 à 30 minutes.

Pas trop compliqué, jusqu'ici?

Une fois le mélange légèrement doré, vous sortez ça du four et laissez reposer pendant environ 5 minutes. Là, vous répartissez la demie tasse de pépites de chocolat ainsi que le quart de tasse de beurre d'arachides sur la surface et vous les laissez fondre pendant encore 5 minutes avant de d'étaler le tout avec une spatule pour obtenir un fini marbré.

Et voilà! C'est supposé vous donner de merveilleux carrés d'avoine moelleux et chocolatés. Oui, j'y ai déjà goûté maintes fois, mitonnés par les deux mains maternelles (qui j'en suis certaine, se sont tenues loin des narines maternelles) et c'est tout simplement dé-li-ci-eux.

Dans MA version de cette sîmplissime recette, il faudrait déposer la galette finale sur deux blocs de ciment espacés de quelques pouces afin que d'un mouvement de la tranche de la main, un judoka chevronné puisse, d'un coup sec accompagné d'un cri primal, casser ce dessert en, idéalement, 16 portions. En supposant, bien sûr, que la dîte galette ait été préalablement décollée du fond du moule pourtant généreusement graissé.

Décollée elle n'a pas été. Et c'est pas faute d'avoir essayé...

Nous nous sommes tant et si bien acharnées à vouloir nous tailler quelques morceaux, que je crois que l'on s'est développé chacune une tendinite. Sans compter que nous avons failli nous blesser mutuellement avec les morceaux qui finissaient par décoller du moule. J'ai failli casser la vaisselle qui était sur le comptoir lorsque mon morceaux a ricoché sur le dessous des armoires. Heureusement que le chocolat fondu a amorti la chute! Je n'ose décrire l'état de la cuisine suite au service du dessert...

vendredi 27 mars 2009

Offre d'emploi

Personne recherchée pour me botter le derrière. 
(Sado-maso s'abstenir, ce poste n'a rien à voir avec vos aptitudes...)

Le(la) candidat(e) idéal(e) devra savoir faire preuve de tact et de fermeté afin d'épargner une hyper-sensibilité à fleur de peau ou des élans de rage meurtrière refoulés menant à la bouteille, tout en sachant stimuler sans faire naître un sentiment "d'aquoibondisme" (comme dans "à quoi bon-je") chez la personne bottée : moi. C'est simple, quoi!

La rémunération sera tout d'abord une grande fierté chez le(la) botteur(botteuse) de me voir performer allégrement, toute encouragée que je serai par les talents du candidat choisi, et s'en suivra même un pourcentage (léger, certes, mais bon...) sur les oeuvres vendues. Pourcentage qui augmentera au fur et à mesure que les ventes augmenteront. Je suis cheap, mais sais faire preuve de reconnaissance!

Car c'est de cela dont il s'agit. Force m'est d'avouer que j'ai la discipline défaillante. C'est n'importe quoi. J'en suis rendue à nettoyer les craques de châssis plutôt que de m'installer dans mon atelier. Je ne comprends pas pourquoi  des platitudes comme passer l'aspirateur dans le garage prennent le dessus sur ma décision d'aller peindre. C'est à croire que j'éprouve un sentiment de culpabilité à m'amuser dans mon atelier plutôt que de faire des choses "utiles" (comme si avoir une maison propre était utile...). Maudite éducation judéo-chrétienneVais-je me rendre jusqu'à nettoyer les fentes de prises de courant aux Q-Tips plutôt que de faire quelque chose que j'aime vraiment? 

Car il n'y a pas à dire, quand je peins, je flotte dans un état second où le temps n'existe pas. Quand je peins, je suis bien. Pour preuve? Hier j'ai déposé mes pinceaux en me disant qu'il serait sans doute temps que j'aille souper car je commençais à sentir un petit creux. 22:00 heures, qu'il était!! Belle heure, pour faire la popote!! 
Je précise ceci pour démontrer à l'éventuel botteur qu'une fois qu'il aura réussi à me faire passer à l'action, il y aura du résultat!

Alors j'attends vos candidatures pendant que je frotte les craques de tuiles de plancher à la brosse à dent, car il me semble qu'elles ne sont pas parfaitement propres...

mercredi 25 mars 2009

SLUMDOG MILLIONNAIRE

Je ne savais trop à quoi m'attendre lorsque je m'installai sur mon siège de cinéma au Quartier Latin. J'étais bien sûr au courant du fait que ce film avait raflé plusieurs prix aux Oscars et que les commentaires sur les sites de cinéma sont pour le moins dithyrambiques. Mais les gens ont tellement tendance à s'emballer pour des raisons obscures, que j'étais tout de même sur mes gardes.
Le simple fait que la trame de l'histoire en soit le succès inespéré d'un participant illettré d'une version indienne de "Who Wants to Be A Millionaire", me faisait redouter une de ces histoires à la Walt Disney, un genre de comte de fée gnan-gnan qui rend tous les imbéciles encore plus heureux. Je craignais aussi une reprise à l'indienne du vieux film Quiz Show de Robert Redford
Et bien non!

Même qu'au début, je me suis demandée si j'étais bien dans la bonne salle. La mise en situation de l'histoire est dure. On y décrit la vie de tous les jours dans un bidonville où rien n'est acquis, où chaque jour est un combat pour se rendre au lendemain. On y fait la connaissance de deux petits frères dont leur mère se fait assassiner sous leurs yeux. Ils sont maintenant laissés à eux-même comme la plupart des enfants qui vivent dans ces dépotoirs de la vie. 
Une fois grand, l'un d'eux s'inscrit au jeu télévisé pour tenter d'impressionner son amour, la petite fille qui était avec eux après le massacre de leurs mamans, et qu'il a perdu au cours des tribulations de leurs vies respectives. Et ce sont tous ces pans de vie que l'on découvre au fil des réponses qu'il doit fournir à l'animateur du quiz.
Car bien sûr, notre héros est illettré et n'a aucune éducation. Ce que j'ai trouvé intéressant, ce qu'on aurait dit que toute sa vie n'a été qu'une préparation à ce quiz. Pour chaque question, la réponse se trouvait quelque part dans ses souvenirs.
Parallèlement à cela, il y a le dur interrogatoire qu'il doit subir lorsque l'animateur le soupçonne de tricher, car il ne cesse de gagner. On le torture afin qu'il avoue son truc, mais l'inspecteur finit par se rendre compte que cet étrange participant n'est même pas là pour l'argent, mais pour se rapprocher de sa belle dont il est séparé pour des raisons que je laisse au lecteur le plaisir de découvrir.
Bien que l'histoire se déroule dans un décor infecte, les images sont tout simplement magnifiques. Je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec la série de photos "Poussières de Vie" du photographe Paul-Antoine Pichard qui a si bien su rendre tout le drame des enfants vivants dans des dépotoirs de façon quasi poétique.
C'est un film qui fait réfléchir, c'est un film qui décrit une réalité contemporaine, soit celle du sort des personnes qui en sont réduites à vivre des ordures des biens nantis que nous sommes, nous, qui consommons à tour de bras. C'est un film qui nous montre aussi l'exploitation de l'homme par l'homme. Comme si ces gens n'en avaient pas déjà assez, il s'en trouvent qui réussissent à s'enrichir sur le dos des enfants abandonnés.
C'est une noire réalité présentée toute en couleurs et nuances où les valeurs de fidélité, volonté et amour dominent. Malgré tout.
Et pourquoi pas un petit extrait de la trame sonore qui a aussi gagné un prix aux Oscars...
il s'agit de : O Saya
 

dimanche 22 mars 2009

Nostalgie

Oui, petit moment de nostalgie ici. Ça doit être le printemps ou je ne sais quoi, mais j'ai eu subitement envie de ré-entendre Shawn Phillips, mon grand amour musical d'adolescence. 
Qu'est-ce que j'aimais entendre cette voix douce et puissante sur cette guitare gratouillée avec tant de dextérité. J'ai du aller l'entendre au moins six fois lors de ses nombreuses visites à Montréal. Toujours dans de petites salles (sauf une fois à la Place des Nations), seul avec ses guitares et quelques fois un synthétiseur à interpréter ses chansons avec grande sensibilité et intensité. Je ne me pouvais plus d'admiration quand il jouait sur sa guitare douze cordes. J'étais tellement émerveillée par sa voix et ses chansons, que je faisais fi du son légèrement nasillard de sa voix de texan.
Le voici lors d'un spectacle en Afrique du Sud en 1994. 


En plus, il siffle comme un dieu! Quoi? Vous n'avez jamais entendu un dieu siffler? Ben voilà, c'est maintenant fait!

Et le boutte du boutte, la cerise sur le cadeau, la bride dans le verre d'eau, le crémage sur le cheval, c'est qu'il sera en concert pas plus tard que le 30 mai prochain au chic bar Chez Maurice à St-Lazare! Wouh-hou!!

Vais-je y aller, entendre ce maintenant sexagénaire avancé, ou vais-je rester sur mes beaux souvenirs d'antan...

vendredi 20 mars 2009

Vachement encourageant!

Apparemment, c'est pas en restant chez soi qu'il va se passer quelquechose de nouveau dans notre vie. Et bien c'est pas vrai!

J'étais bien peinarde, sur le point de me rendre au travail quand le téléphone a sonné. C'était la municipalité qui recherchait des toiles d'artistes de la région pour un brunch bénéfice en l'honneur de leurs bénévoles. On me fait part du budget, est-ce que j'ai des toiles correspondant à ce montant? Oui? On aimerait les voir pour en choisir une. On recherche du champêtre.

Wouah!! du champêtre... ils vont être servis! Le lendemain je dirige un petit troupeau jusqu'au bureau de la responsable de l'évènement.

- Des vaches! J'adore les vaches! C'est tellement beau des vaches!

My! Je viens de rencontrer une âme soeur! Bien que j'aie aussi présenté un petit paysage de marécage et une petite toile représentant des nénuphars, ce sont mes vaches qui ont attiré l'attention. Ils ont donc choisi celle qui broute dans un paysage. Plutôt conventionnel, moins audacieux que mes portraits de vaches en gros plan. Après tout, il s'agit d'un tirage ; on ne sait pas qui héritera d'une vache, alors...


Déjeuner sur l'herbe (huile 12" x 14")

Moi qui avait abandonné l'idée de vendre mes vaches après tant d'années de trimballage de toiles dans divers expositions et évènements, je suis plutôt réjouie!