Ayant beaucoup de travail à faire dans le jardin, dans le genre désherbage, taillage de plates-bandes et arrachage de pissenlits, j'ai repris contact avec la nature du nord. Chez-nous.
Ça fait deux jours que je travaille dans la cour. J'ai même assemblé un deuxième bac à composte. C'est dire à quel point la production va bon train.
Il fait beau, ça sent bon, on est bien, mais... mais-mais-mais...
Y'a des mouches noires, maudite marde de verrat!!!
Partout où je regarde, je vois au travers un nuage de ces petites pestes. Elles sont partout, dans mon collet, devant mes yeux et dans mes oreilles! Quelqu'un me verrait de la rue, dirait : tiens, y'a une épileptique qui vit là...
Mais comme la vie est tout de même bien faite, elle compense ce léger désagrément en m'en mettant plein la vue avec des oiseaux. Un kaléïdoscope de plumage de volatiles. Des geais bleus, des chardonnerets, des roselins pourprés, des bruant à gorge blanche. Y'a même deux oiseaux-mouches qui sont venus bourdonner à proximité. Sans compter les merles et les mésanges jamais bien loin. Mais la cerise sur le sundae, c'est bien ce couple de cardinal qui vient quotidiennement profiter du patio. Je fais le saut à chaque fois. Mais quel rouge flamboyant! La femelle est plus discrète, mais tout aussi belle avec sa petite crête et son bec rouge. Ne lui manque qu'un collier de perles.
Et tout ça me fait penser à Gilbert...
Pourquoi une musique nous touche plus qu'une autre? C'est mon questionnement des derniers temps. Je visite plusieurs sites et blogues musicaux qui présentent toujours LA perle rare qui mérite le détour, et... rien. Puis paf! Je tombe sur une musique qui me remue les tripes et qui me donne envie d'acheter le cd sur le champ! Qu'est-ce qui déclenche ce déclic? Kessé? Pourquoi?
Bon... je ferais peut-être mieux de continuer à jouer dans mes plates-bandes.
Tout ça à partir des mouches noires...
Non mais bravo pour la cohérence!




