THE TIME YOU ENJOY WASTING IS NOT WASTED TIME
"Bertrand Russel"

mardi 8 octobre 2013

Troupeau sur l'extasie

Coucou, c'est moi! Vous vous souvenez? J'ai déjà écrit ici jadis...
J'avoue me balader un peu plus sur Facebook, Flickr, et autres sites d'intérêt, et aussi, je me suis remise à la peinture de façon un peu plus assidue. Alors je nous ai oublié. Voilà. Pardon. Petit à petit mon cerveau s'est comme retrouvé en panne de niaiseries à dire, et ça me rend morose. Et la morosité n'a pas sa place ici!

Sauf que hier, alors que je gambadais dans les champs à la recherche de muses, je suis tombée sur ce troupeau étrange. Était-ce un champ de pot? Étaient-elles sous l'effet de quelconques substances étranges? Étions-nous dans une de ces périodes du cycle lunaire? Peut-être qu'après tout les extra-terrestres existent et qu'ils font des expériences sur ce troupeau de vaches en particulier? Ma foi, après ma rencontre du troisième type avec ces vaches d'hier, je suis prête à y croire!

Alors voici, au tout début tout se déroula de façon habituelle. Elles ont levé la tête alors que j'accotais ma voiture sur le côté du chemin. J'avais préalablement baissé ma fenêtre côté passager pour accoter ma caméra sur le rebord, et j'ai commencé à zoomer ici et là dans le troupeau. Au lieu de se remettre à paître et de m'observer entre deux bonnes bouchées de foin que je soupçonne d'être génétiquement modifié pour affecter le comportement des vaches, elles se sont toutes approchées. Voyant qu'elles étaient curieuses de me connaître, je suis sortie de la voiture (ça, c'est une étape risquée... dans bien des cas, les vaches se sauvent comme des coquerelles quand la lumière de la cuisine du restaurant s'allume) et suis restée tout près de la voiture au cas où le syndrome de la coquerelle les titillerait. Mais non, à ma grande surprise elles continuaient d'avancer. Alors j'ai moi aussi fait mon bout de chemin en disparaissant dans le fossé pour mieux escalader l'autre versant et me retrouver à la clôture métallique. Parlant de clôture métallique, heureusement qu'elle n'était pas électrifiée, car nous serions probablement toutes mortes brûlées au troisième degré à l'heure qu'il est. 

Donc, j'ai pu prendre quelques photos, qui au début avaient l'air presque normales. En voici quelques-unes.

Formation de peloton en ligne. L'union fait la force, quoi.

Puis, formation en triangle. La période d'observation est commencée.

On tourne, on change de côté, mais on ne cesse de m'observer.

Là, j'ai pas trop compris... un genre de figure de ballet jazz à la Maurice Béjart. 
Messe pour un champ présent?

Et là, voilà qu'elles prennent la pose!
Et traitez-moi de folle si vous voulez, mais celle du dessus me sourit!

Je les trouvais déjà un peu étranges depuis le début, mais là plus ça va, et plus c'est n'importe quoi!
Y'a la parano amnésique entourée de deux dépressives.

Ou bien c'est juste une sceptique myope?

Non mais c'est quoi, tu veux un baiser? 

Et c'est là que ça devint torride et qu'on s'est mises à se mamourer à qui mieux mieux de part et d'autre de la clôture métallique non-électrifiée.

Suis repartie les mains collantes, la caméra enduite de bave et le cœur tout plein d'amour bovin.
Si j'avais été fumeuse, m'en serais allumé une. 
Ou plutôt un!

Mais quelle sorte de peinture voulez-vous que je fasse avec des photos de clowns pareilles!!

lundi 9 septembre 2013

Dans ma campagne

Quand je ressens le besoin de m'évader, de me remplir de lumière et de tranquillité, je prends mes clés de char, je démarre l'engin et je suis la rue jusqu'au bout du village. Là, je continue sur ces rangs de gravel et de terre jusqu'à ce que la beauté envahisse mon âme. Et c'est pas bien long. Que quelques minutes et je suis au cœur de la réalité. C'est ma forme de yoga. Je respire à fond l'odeur du foin et de la bouse. Et c'est bon!!

Ne reste qu'à ouvrir mes yeux et voir ce que le temps a concocté. Juste là, ce pommier au bord du chemin a passé l'été à nourrir ses fruits pour les offrir à la nature.


Un peu plus loin, un de ces nombreux petits cimetières de rang où gisent ces gens qui ont façonné le paysage dont je me réjouis aujourd'hui. J'y prends souvent des marches en me demandant qui étaient-ils, quelle vie ont-ils eue, ont-ils été heureux? Et avec un peu de chance j'y trouve mes champignons préférés. Des fois, les morts sont généreux...


Et comme il n'y a pas que les vaches dans la vie, j'ai daigné m'arrêter pour photographier ces quelques moutons nonchalants sous les rayons chauds du soleil en cette journée plutôt fraîche.


Et un peu plus loin, ces deux chevaux. Je ne suis pas naturellement portée vers les blonds, mais j'ai fait une exception en voyant ce cheval à la crinière quasi platine. Et la tête de l'autre sortant de l'ouverture de cette cabane m'a convaincue que cela valait la peine de peser sur le déclencheur de la caméra. Alors voilà.


Mais quelque chose dans le fond de l'air a changé. Quelque chose d'immuable, d'inaltérable comme le roulement des saisons. Qu'on le veuille ou non, l'automne est là, juste là, au tournant du chemin.


Et c'est pas pour me déplaire.
C'est ma saison qui va commencer sous peu!

Et n'allez pas vous imaginer qu'il n'y avait pas de vaches sur mon parcours! Je vous épargne seulement une autre centaine (au moins) de photos de vaches. Je me contenterai de peindre celles qui m'inspireront le plus. Et à ce propos, j'ai deux toiles en cours qu'il me tarde de terminer!

lundi 2 septembre 2013

Bon appétit!!

Au début, j'ai cru voir une couleuvre avec des branchies... même si je sais que cela ne se peut pas. En y regardant de plus près (et oui, ma curiosité scientifique l'emporte sur le reste), j'ai réalisé qu'il s'agissait de pattes d'un pauvre crapaud malchanceux qui est entré tête première, et à l'envers de surcroît, dans la gueule affamée de cette couleuvre. 
Pas facile, la vie.

Et là, la couleuvre me regardait d'un œil inquiet, choquée de se faire gâcher son repas par une paparazzi sans scrupules. Non mais pas moyen de manger en paix!!

Allez, un gros plan! 

Elle est un peu stressée, comme si j'allais lui enlever son repas. Pouah! C'est mal me connaître! Même affamée, à l'agonie, je lui laisserais. Mieux vaut mourir. Eurk! 

Rapidement, le crapaud est avalé. Ne restent que quelques orteils à l'air libre. 

Et voilà! Beubye crapaud!
Et regardez moi c'te face de couleuvre satisfaite de son coup!
Ne reste qu'un bosse sur son corps svelte en souvenir de cette scène d'horreur qui pour elle n'est que routine habituelle... 

Et dire que ce carnage a eu lieu dans ma cour!!

lundi 12 août 2013

Tendances mode automne 2013

J'ai assisté à un défilé ce weekend dans mon village, et j'ai pu y flairer un retour du tartan pour l'automne 2013...


Cet automne, la jupe se portera juste au dessus des rotules. Poilues (serait-ce le début de la fin de l'esclavage de l'épilation? Yesss!). Côté accessoires, notons les bas chauds pour les journées frisquettes de la fin septembre. On a opté ici pour la chaussure confortable, exit les galoches/échasses de style danseuses de bars douteux qui donnent une démarche à la John Wayne! Pour agrémenter le look, une version actuelle du caluron assure une allure guillerette à l'ensemble. La touche finale, un sympathique petit sac porté à la taille laissant les mains libres pour fumer la pipe, jouer du pipeau, conter des pipes en mimant, ou tout simplement jouer de la cornemuse tel que suggéré lors de ce défilé. 

Appelez-moi fashion victim si ça vous chante, mais je dois absolument me procurer un morceau de linge en tartan dans les semaines à venir! Et un tuba, tiens. Soyons originale!

dimanche 4 août 2013

Chronique Artistique No.39 : Fab Ciraolo

Ça fait un p'tit moment que j'ai présenté un artiste dans cette chronique, n'est-ce-pas?
Presque un an!

J'aime pas la pression...

Mais aujourd'hui, fallait absolument que je partage l'oeuvre d'un artiste illustrateur que je viens de découvrir! Je ne sais vraiment pas grand chose sur lui, à part le fait qu'il est basé à Santiago au Chili, et qu'il a l'air assez jeune sur sa photo de profil (la trentaine?). Je ne connais même pas les médiums utilisés pour la création de ses tableaux!

Ses illustrations sont des réinterprétations d'icônes diverses du cinéma, de la chanson, de la mode ou autres personnalités connues, en mode trash.
J'adore les résultats!

Frida Del Rey
(inspiré d'une photo de Lana Del Rey)








Enfin, j'aurais pu continuer encore, mais je vais vous laisser le plaisir de découvrir Charlie Chaplin, Mère Teresa, Hannibal Lecter et beaucoup d'autres...

Si vous pensez être à San Francisco le 17 août, son exposition y débute à la Guntlet Gallery.
Sinon il y a sa page Facebook, ou son blogue, pour reluquer le produit de son imagination.

jeudi 1 août 2013

Dolores


Voici une des raisons pour lesquelles je ne suis pas tellement présente sur ce blogue ces temps-ci...
Quand je ne parcoure pas les champs en quête du modèle idéal, je suis dans ma cave à barbouiller des toiles.

Alors je vous présente Dolores, une charmante vache Highland du Chemin de Stukely à Bolton Ouest. Elle est venue vers moi et m'a dévisagée pendant de longues minutes. J'ai eu tout le temps de la photographier sous tous ses angles. Alors après tant d'insistance, je me suis sentie "obligée" de la peindre!

Acrylique sur toile galerie 121.9cm x 121,9cm (48" x 48")
Bref, 16 pieds carrés de bon boeuf persillé de première qualité!

mardi 23 juillet 2013

Fleurs en vrac (et quelques bibittes)

Je me fais rare ici, mais je rode toujours avec ma caméra. Voici quelques fleurs photographiées depuis le mois dernier jusqu'à hier.

À commencer avec celle que j'avais prise pour la St-Jean-Baptiste.










Je devrais logiquement les publier au fur et à mesure que je les prends. 
Ouais. On verra...

mercredi 3 juillet 2013

Daisy

Il fait pas beau? Pas grave, il fait beau dans ma tête! Mes symptômes se sont atténués un peu, et je me sens plus d'énergie. Pour la première fois depuis deux ans, j'ai repris mes pinceaux et j'ai vêlé. Une belle petite vache highland qui vit près de chez moi. Ou du moins, qui vivait, car j'ai travaillé à partir d'une photo prise l'année dernière.

 Qui sait, je l'ai peut-être mangée sans le savoir! Car j'achète ma viande, autant que possible, chez un boucher du coin où les bêtes sont abattues sur place. Il s'agit donc de bêtes de la région qui ont brouté de l'herbe et des fleurs, et non de la viande d'épicerie provenant d'élevages aux conditions douteuses, où les animaux vivent entassés les uns sur les autres et sont gavés de moulée au maïs transgénique et autres hormones. Et que dire des conditions d'abbatage! C'est une honte! Aucun respect. M'enfin... mon intention n'était pas de déraper sur ce sujet très sensible...

Je voulais simplement vous présenter Daisy. Le travail n'est pas encore terminé, elle vient de passer au stade d'observation. Je vais la laisser là, et l'observer pendant quelque temps, tout en commençant une autre toile. J'ai une Ginger dans la tête, qui ne demande qu'à se faire peindre!



Elle a quatre pieds de haut par trois pieds et est exécutée à l'acrylique. 

Bon, assez la campagne, je pars en ville prendre un bain de foule et profiter un peu de ce Festival de Jazz et autres évènements!